Faits Vécus Voyage

On me pose souvent la question suivante depuis que je suis à Montréal : «Est-ce que tu préfères la région ou la ville? ». Et par la suite, on enchaine avec la deuxième question logique : « Plus tard, désires-tu revenir en région ou habiter en ville? ».

Ummmm. Grosses questions.

(À lire: Tripper deux mois en Europe )

Ma région: Saint-Jean-Paradis

La région, c’est véritablement mon petit paradis à moi. Habiter à Saint-Jean-Port-Joli, c’est sincèrement le rêve. Ça respire la nature et l’espace; le fleuve, les monts, l’air frais… On a même des restaurants pour nous remplir pleinement les bedons; Bistro OK, La libellule, La Coureuse des grèves, Café Bonté Divine… On a tout pour être heureux là-bas, ça c’est clair. C’est la simplicité et ça fait du bien la simplicité. C’est réconfortant, je pense. L’été, ça fourmille, mais l’hiver on tombe en mode hibernation total. Attache ta tuque, ça prend des courageux pour sortir.

La ville, elle ?

La ville, au début, j’avais du mal à respirer tellement que je me sentais coincée. Je cherchais toujours mon petit coin pour être toute seule; mon coin tranquille. Je me suis bien rendu compte qu’il n’existait pas tellement ce petit coin-là. Il y en a du monde en ville. OUF. Mais, c’est fou parce que moi c’est en emménageant en ville que je me suis sentie le plus seule. Tu vois du monde constamment, mais toi, ton réseau il est à bâtir. C’est le bout difficile à passer.

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Avec le temps, je dois dire que Montréal, j’aime ça au final. Des activités culturelles à profusion; théâtre, danse, humour… Amènes-en. Ça bouge. Tu construis petit à petit ton cercle et, rapidement, tu te retrouves à avoir toujours quelque chose à faire. Ce ne sont pas les activités qui manquent. Moi, j’aime particulièrement découvrir la nourriture typique d’autres pays et à Montréal, je suis plus gâtée pour ça. Carrie, cumin, jasmin ; oh oui. Mais ce que j’apprécie le plus, je pense, c’est la diversité que l’on y retrouve. Ça fait du bien, ça énergise l’esprit de sortir un peu de chez soi et d’aller à la rencontre de l’autre.

Donc pour répondre à la question, je pense que ma maison, au fond, c’est moi qui l’a créée. Il y a des avantages et des inconvénients autant pour la ville que pour la région. Je suis habitée par la région, c’est de là que je viens et je me sens bien lorsque j’y retourne, tellement bien. Mais Montréal, il faut bien que je lui laisse sa chance aussi. Parce que plus je la côtoie, plus je l’aime.

Au final que tu sois au Népal, en Italie, à Vancouver ou en Chine, si tu t’ouvres à ce que l’endroit a à t’offrir, et ce dans une perspective positive, je pense que ta maison tu peux la construire où tu veux. Si tes bases à toi, elles sont solides, le reste va nécessairement suivre.

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Angélique Caron St-Pierre

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