Tu es un(e) colérique assumé(e)…ou pas et tu te demandes si un jour tu iras mieux ?

J’ai une histoire pour toi !

J’ai vingt-six ans et je suis colérique à temps partiel…Je suis en cheminement vers la retraite complète ! Dieu merci !

Source image : Unsplash

Il y a à peine six mois, j’étais encore surnommée Super-Fâchée (c’était mon nom de super-héros. Mon conjoint prenait le plaisir à me nommer ainsi lorsque je me levais du mauvais pied).

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Le mot colérique a beaucoup de synonymes : frustré(e) de la vie, enragé(e), péteux(se) de plombs, grincheux(se)… j’en passe, car on les a tous utilisés sur moi ! Si mon nom était dans un dictionnaire, la définition aurait été Personne qui existe que pour se fâcher.

J’ai fait durant plusieurs années de grosses crises de colère qui auraient pu être évitées si… j’avais mieux géré mon stress ! Et oui, tu as bien compris! Mes comportements explosifs provenaient d’une mauvaise gestion de mon stress. C’est pourquoi je précise que je suis colérique à temps partiel.

Mon syndrome de Super-Fâchée a commencé lorsque j’avais 11 ou 12 ans. J’étais déjà une enfant explosive, mais rien d’alarmant. Mon secondaire a été un point culminant. Je me suis retrouvée chez le directeur à plusieurs reprises pour des comportements agressifs. Il faut préciser ici que je me défendais face à des intimidateurs.

Aujourd’hui, à vingt-six ans, je réalise qu’il y avait une panoplie de ressources et de moyens pacifiques que j’aurais pu utiliser pour régler le problème en question. Lorsque je suis arrivée au Cégep à 17 ans, mes comportements violents ont disparu, mais mon anxiété a décuplé! C’est comme si on déclenchait une bombe qui ne peut plus exploser; la tension monte!

Comme on peut constater, j’étais une fille impulsive. Je ne voyais pas les conséquences avant de les avoir. À l’âge adulte, j’ai décidé d’utiliser des moyens plus pacifiques et plus rationnels. À un certain moment, j'ai vu que malgré mes efforts, ma douleur psychologique continuait à s’amplifier. J’ai alors décidé, pour moi et pour ma relation de couple, qu’il était temps de procéder à une thérapie.

Deux ans.

Deux ans à travailler sur moi quotidiennement, à écrire les conséquences de mes crises de colère. Au bout de deux ans, je m’étais améliorée de 40% ! Mon conjoint était très fier de moi , mais il me restait encore du travail à faire.

Par l’introspection constante et la méditation, j’ai réussi à devenir colérique à temps partiel, presqu’à la retraite. Je suis fière du développement personnel que j’ai fait ! Aujourd’hui, ça fait 7 ans que je suis avec mon conjoint et dans les moments plus difficiles de mon cheminement, il me rappelle à quel point j’ai travaillé pour devenir une meilleure personne.

Pour le/la colérique en toi qui souffre, n’abandonne pas ! Si tu tentes le tout et que rien ne change, consulte et adhère à une thérapie. C’est très aidant et sans jugement !

Comme je suis bientôt à la retraite, je m’aperçois que ce qui s’en vient sera plus beau !

Aime-toi suffisamment pour te libérer de la tension qui domine ton corps !

Bon succès!

Image source de couverture : iStockphoto

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