Faits Vécus

Saviez-vous qu’il n’y a qu’une proportion d’environ 20 à 25% des Québécois qui sont allés, ou sont présentement, à l’université?

Je crois que je le savais. Mais je n’avais pourtant pas réalisé qu’en intégrant le marché du travail, cela signifiait que 75% des travailleurs n’y étaient pas allés. Détrompez-vous, je n’y vois rien de négatif. C’est seulement… différent.

À l’université, on est entouré de personnes qui aiment analyser, définir, chercher, comprendre, etc. On se creuse la tête, on participe, on discute et on se questionne. D’un autre côté, on n’apprend pas nécessairement à faire, à réagir, à manipuler ou à décider (pas juste participer à une décision, non, décider carrément).

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On a des lacunes. Clairement.

J’imagine que c’est très différent quand on a eu la chance de faire des stages très appliqués. D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas obligatoire. Tranche de vie : je suis plutôt flabbergaster d’avoir fait un baccalauréat en psychologie, sans jamais m’asseoir devant une personne souffrante.

Il faut aussi dire que j’ai été propulsée dans un emploi faisant en sorte que je côtoie peu d’universitaires (peut-être de là ma prise de conscience).

Le message que j’aimerais passer c’est : sortez de la bulle universitaire, autant que possible, pendant vos études. Imprégnez-vous du quotidien des gens, de leurs désirs, de leurs besoins et de ce qui les fait vibrer. Les aspirations d’un journalier de production et d’un diplômé du MBA ne sont pas les mêmes (je vous le jure). Et le jour où vous aurez entre les mains la gestion de 97 employés de fabrication, il sera peut-être un peu tard pour vous en rendre compte. Vos études vous serviront, mais s’il vous plaît, n’y voyez pas là la panacée.

Il est primordial d’apprendre d’abord à s’ouvrir à l’autre. À intégrer la différence et les raisons de celle-ci, afin de l’accepter. Sans cela, la frustration ne saura se faire attendre et vous serez alors prisonnier de vos idées préconçues.

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Allez à l’université! C’est une fantastique façon d’évoluer et d’apprendre, mais ne juger pas ceux qui le font différemment. Nous avons tout autant à apprendre d’eux qu’à leur enseigner. Je serai plus humble dorénavant. Je n’ai certainement pas la science infuse.

Il y a beaucoup de choses qu’il m’a fallu réapprendre, sur le marché du travail. Mon parcours ne fait que s’enrichir tous les jours.  Je ne veux jamais cesser d’apprendre et ce n’est pas parce que je n’ai plus 15 crédits aux 4 mois que je ne trouverai pas d’occasion de le faire dans mon quotidien.

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Myriam Gagnon-Couture

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