Faits Vécus

J’suis prête, sache-le. Fais-moi pas répéter. Tu l’sais que ça a déjà été assez difficile pour moi d’admettre qu’avant je ne l’étais pas. Les choses ont changé dans ma tête. Maintenant, j’suis prête pour toi. Je le sais, je le sens.

J’veux rentrer à la maison le soir pis te trouver écrasé en sous-vêtements sur le sofa en train de boire une bière, tant que tu ne me trahis pas en écoutant un épisode d’une série qu’on avait planifié de regarder ensemble et que t’as prévu une p’tite frette pour moi.

J’aimerais ça me réveiller tous les matins dans tes bras si toi tu peux accepter de ne plus avoir de sang dans les tiens toutes les nuits. J’suis prête à ce que tu sois plus que mon humain préféré, à t’avoir dans mon quotidien. Je veux souper avec tes parents le samedi soir et t’apporter à déjeuner avec les miens le dimanche matin parce que oui, je veux t’avoir à souper pis à déjeuner.

J’suis prête à ce qu’on traîne dans le lit tout l’avant-midi ou même toute la journée, qu’on manque d’eau chaude sous la douche parce qu’on a du plaisir à se couvrir de savon, qu’on partage la dernière coupe de rouge en mangeant des grilled cheese à 3h du matin. J’veux qu’on aille faire l’épicerie ensemble pis qu’on se chamaille dans les allées pour savoir quelle est la meilleure saveur de chips.

couple lit pieds drapsSource image: Pexels

J’suis prête à me chicaner avec toi, à ce qu’on se dise nos quatre vérités en pleine face si on finit par s’embrasser et qu’on ne se couche jamais fâchés. J’suis prête à te faire une place dans le garde-robe, même si je trouve qu’il y en a déjà pas assez pour moi. J’vais commencer à te voler tes hoodies et à me promener toute nue en dessous, tes chemises aussi.

J’vais te dire mes secrets, te raconter ce qui m’a détruite et comment je me suis reconstruite. J’veux t’aider à comprendre qui je suis, t’expliquer mes peurs et te dévoiler mes rêves. J’veux qu’on refasse le monde autour d’un café, qu’on découvre des endroits qui deviendront les nôtres.

J’vais t’offrir de mon popcorn au cinéma, coller mon petit nez froid dans le creux de ton cou pis partager mes fous rires avec toi. J’veux pouvoir t’inviter partout où je vais et que des fois tu acceptes de venir. J’aimerais ça qu’on s’appelle en plein milieu de la journée, pour aucune raison, juste pour se souhaiter bonne journée.

J’suis prête à te faire une place dans ma vie. J’veux te tenir la main, s’il te plaît lâche-la pas pis tiens-la fort. J’suis prête à ce que ce soit toi pis moi contre le reste du monde.

Source image de couverture: Pixabay
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Élodie Beauvais

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