Faits Vécus

Je me nomme Marie-Soleil, et je vous mentirais si je disais que je connais exactement la femme qui se cache derrière ce nom.

Du haut de mon petit, mais pourtant si grand 21 ans, je cherche encore et apprends à connaître celle que je décris sur toutes mes lettres de motivation.

Malgré tout cela, je suis certaine d’une chose. Je suis passionnée. Je suis pleine de vie. J’ai envie d’être, à travers l’écriture, un soleil parmi les ciels gris.

Écrire m’aide à me découvrir, à découvrir le monde qui m’entoure. M’aide à comprendre. À apprendre. À apprécier. À aimer. À transposer mes sentiments sur de petites lignes fines de papier.

Les mots sont ce en quoi je crois le plus. Les mots sont simples. Les mots sont beaux.

Ils sont à portée de mains. Si faciles à utiliser, si faciles à projeter.

Les mots ne sont pas que des mots.

Ils peuvent bousculer une vie. En l’espace de quelques syllabes, tout peut devenir clair ou gris. Les mots ont le pouvoir d’attendrir, néanmoins, également de faire souffrir. Ils ont la force de refléter nos sentiments, d’avoir l’opportunité de crier haut et fort ce que l’on ressent.

fille, horizon,coucher soleilSource image : Unsplash

Les mots ne sont pas que des mots.

Ils rendent hommage à nos ancêtres. Les mots sont nos yeux à travers le passé, et nos souvenirs, grâce aux histoires racontées. Ils sont si importants, et on l’oublie bien souvent. C’est quelques lettres alignées nous permettent d’échanger, peu importe la culture, peu importe la contrée. Les mots nous font voyager, depuis toujours sur les rails de l’abécédé.

Les mots ne sont pas que des mots.

Puisque trois mots, sept lettres, peuvent dans un cœur tout chambouler. Ils ont une telle puissance, que l’on en oublie toute autre existence.

Les mots ne sont pas que des mots.

Ils sont moi, ils sont toi, ils sont mes sentiments, mes peurs, mes rêves, mes forces et mes faiblesses. Les mots sont ce qui donne un sens à la vie. Ils sont ce qui nous unit.

Les mots ne sont pas que des mots.

Puisque c’est ma façon d’être moi. Même si je ne sais pas encore exactement qui est ce moi. Je peux donc dire que c’est ma façon d’être là.

De dire à ce monde qui m’entoure,

à ce petit cœur déchiré,

et à ce père à la tête tourmenté.

À ce jeune homme aux pensées masquées,

et à cette maman épuisée.

À cet adolescent délaissé et cet ami qui ne sait plus sur quel pied danser,

qu’ils ne sont pas seuls.

Que je suis là.

Que je ne les abandonnerai pas.

Que d’autres vivent aussi, l’anarchie d’un monde parfois incompris.

Je veux leur crier sur papier que je leur tiens la main, jusqu’au bout du tout dernier refrain. Mettre une lueur dans leur cœur, un rayon de soleil dans leur sommeil. Mettre un petit baume, sur le vécu difficile qu’ils tiennent, au creux de leurs paumes.

Je veux dire à tous ces petits, des mots qui chasseront les monstres sous leurs lits.

Je veux dire à ce premier cœur peiné, qu’un jour il va rebriller, qu’un jour ses yeux vont pétiller, et ce encore plus qu’un ciel étoilé.

Je veux faire sourire. Je veux faire rire.

Je veux amener ma touche de folie, mon brin de magie à cette vie.

fille, soleil, rayon, danceSource image : Unsplash

Je veux changer le monde. À coup de beaux mots, sur une mélodie stéréo.

Je suis une fille ordinaire qui se cherche. Qui cherche le comment du pourquoi.

Qui court après le bonheur, en faisant toujours deux, trois, ou plutôt, six, sept fois les mêmes erreurs.

Qui se questionne sur des sujets inutiles, comme le pourquoi du nom de fourchette parmi les ustensiles. Une fille qui doute.

Qui essaye.

Qui échoue.

Qui réessaye.

Qui fonce.

Qui pleure devant des films quétaines, même s’ils comportent les pires jeux d’acteurs et d’incroyables mauvaises scènes.

Qui se brosse les cheveux avec ses doigts, parce que la brosse est disparue, encore une fois.

Qui sourit à un beau jeune homme, avec des grains de poivre plus qu’énormes entre ses deux couronnes.

Qui rit comme un cochon, ou une corde de bois qui déboule en bas de trois, quatre balcons.

Qui se promène dans son salon les seins nus, et l’poil des jambes pas rasé, un peu beaucoup dû.

Qui se met à ricaner parce qu’elle est stressée, même si la situation laisse vraiment à désirer.

Qui pleure avec du mascara jusqu’aux pieds.

Qui se met à compter le nombre infini d’étoiles, aussi grand que le nombre de boutons en début de semaine rouge, sur son front.

Qui se sent et se trouve sublime, flambette devant le miroir, les petits bourrelets dignes d’un oscar.

Je suis une tête enflée, mais je suis une passionnée.

Je saute à pieds joints dans la vie.

Je veux contagier mon rire, autant qu’une maladie.

Je suis celle qui sera toujours là pour ses proches et ses amis.

Qui se battra contre vents et marées. Celle qui ne voudra jamais abandonner.

Qui aime d’un amour tellement grand et passionné, que même  Les pages de notre amour peut aller se rhabiller.

Je suis un mélange de questionnements et de réponses incomplètes.

Un mélange de vodka canneberge, et parfois de Jager et de Stinger.

Un mélange de calcul mathématique et de formules atypiques. Et j’ai envie de résoudre ces équations, avec les gens qui liront ma passion.

Je veux simplement me servir de mots ordinaires, de façon extraordinaire.

Source image de couverture : Unsplash
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Marie-Soleil Lavoie

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