Faits Vécus

Être bien dans sa peau. J’ai trouvé tellement difficile de dégoter le bon filon pour aborder le sujet. Mais au fond, alors que j’étais sous la douche, ma peau sous la main, j’ai compris. C’est totalement absurde comme concept. Être bien dans une peau que l’on n’a pas choisi? C’est comme être bien dans une maison qui nous est imposée ou encore avec un époux de qui on n’est pas tombée amoureuse.

Il y a un côté imposteur.

Déjà de le visualiser de cette façon m’a fait réaliser pourquoi j’avais tant de difficulté à en parler. C’est bien beau comme objectif à atteindre, mais ça relève du syndrome de Stockholm. Petite leçon 101; le syndrome de Stockholm est le lien (l’amour) qui s’installe entre une victime et son bourreau. Les gens qui vivent une grande violence de la part d’un autre en viennent parfois à en devenir amoureux. Les crimes sexuels, les prises d’otages, la violence contre les femmes, les attaques à mains armées, le chantage en tout genre ne sont que quelques exemples pour imager ce syndrome. La « victime », en grand état de choc, en vient à créer avec son agresseur une relation de complicité. Celle-ci se fait à son insu, mais est combien insidieuse.

Être bien dans sa peau, un concept véhiculé par tout le monde, mais qui s’applique à qui?

Parce qu’il y a des millions de façons de se sentir bien dans cette peau imposée. N’est-ce pas déjà plus facile de se sentir bien dans une peau qui répond à plusieurs critères de beautés? De santé? J’ai trouvé intéressant de me pencher sur le sujet puisque je dois être la personne qui se sent le moins bien dans sa peau, certain matin, alors que d’autre, je ne l’échangerai pour rien au monde. Alors qu’on me taraude souvent en me disant que je suis belle dedans et dehors, je me suis dite que je trouverais peut-être enfin la bonne façon d’y arriver, chaque jour.

Au primaire, on se moquait parfois de mes lèvres. Ma seule caractéristique physique qui se démarquait de celles des autres. J’étais grande comme les autres, poids dans la norme, bonne à l’école. En éducation physique, j’étais choisie au milieu parce que moyenne bonne. J’étais dans une gang normale (pas les hots ni les nerds).

J’ai toujours été beige.

Malgré mon beige, je n’étais pas bien dans ma peau, à cause de ces lèvres qui suscitaient le rire et les moqueries. Ces lèvres que je n’ai pas choisies.

Adolescente, je n’étais pas bien dans ma peau parce que je ne répondais pas aux standards de beautés véhiculés par la société. À l’idéal du jour ; grande, avec de gros seins, à la taille fine et aux lèvres pulpeuses. Je n’avais d’elles que les lèvres, et celles-ci se faisaient ensevelir par les autres critères auxquels je ne répondais pas. Je n’étais pas grande, mes seins étaient normaux, je n’étais pas blonde.

Pour moi, j’étais une fille commune.

Adulte, je ne m’aimais pas non plus, parce qu’un accident de voiture avait laissé des marques sur mon corps. Ensuite, je ne me suis pas aimée parce qu’enfanter aura aussi modifié ce corps déjà éprouvé. Finalement, j’ai changé mon corps en voulant répondre aux critères d’un amoureux.

Mais assez parlé de moi. Trouver comment être bien dans sa peau est le but de cet article. Il existe des tonnes de livres et d’écrits sur le sujet. Je ne peux pas croire que personne n’ait trouvé la méthode simple et facile. Et si c’est déjà fait, pourquoi est-ce qu’encore aujourd’hui, la moitié des gens ne sont pas bien dans leur peau?

Et si être bien dans sa peau était en fait être bien dans sa tête?

Si ça passait par un état d’esprit? On dit souvent que la propension au bonheur n’est pas la même pour tout le monde. Il y aurait donc des gens qui ont le bonheur plus facile que d’autres? Ceux-ci seraient-ils mieux dans leur peau?

En regardant autour de moi, je remarque que la beauté des corps n’est pas reliée au bien être des gens. Je suis entourée d’humains magnifiques qui pourtant, ne sont pas bien dans leur peau. Inversement, des gens considérés moins beaux esthétiquement irradient de confiance.

Donc, être bien dans sa peau est un travail de tous les jours, puisqu’il dépend de bon nombre de facteurs. Il faut jumeler être bien dans son corps et être bien dans sa tête, et recommencer chaque matin. En espérant que ce soit comme pour le vélo, plus on en fait, meilleur on devient.

Peut-être qu’à force de s’aimer mieux et plus, ce sera plus facile d’être bien avec nous-mêmes.

 

Source de l’image de couverture : Unsplash

 

 

Adolescente je n’étais pas bien dans ma peau parce que je ne répondais pas aux standards de beautés véhiculés par la société. À l’idéal du jour; grande, avec de gros seins, à la taille fine et aux lèvres pulpeuses. Je n’avais d’elles que les lèvres et celles-ci se faisaient ensevelir par les autres critères auquels je ne répondais pas. Je n’étais ni grande, mes seins étaient normaux, je n’étais pas blonde, bref une fille « commune ».

 

Adulte, je ne m’aimais pas parce qu’un accident de voiture avait laissé des marques sur mon corps, ensuite je ne me suis pas aimé parce qu’enfanter aura aussi modifié ce corps déjà éprouvé. Finalement voulant répondre au désirs d’un amoureux j’aurai laissé mon corps prendre bons nombre de livres… 

Assez parlé de moi… Trouver comment être bien dans sa peau… Il existe des tonnes de bouquins, d’écrits sur le sujet, je ne peux croire que quelqu’un n’ait trouvé LA méthode. Mais si on l’a trouvé, pourquoi est-ce qu’encore aujourd’hui la moitié des gens ne sont pas bien dans leur peau?

 

Et si être bien dans sa peau était en fait être bien dans sa tête? Si ça passait par un état d’esprit? On dit souvent que la propension au bonheur n’est pas la même pour tout le monde. Il y aurait donc des gens qui ont le bonheur plus facile que d’autres? Ceux-ci seraient-ils mieux dans leur peau?

 

En regardant autour de moi, je remarque que la beauté des corps n’est pas inter-relié au bien être des gens. J’ai autour de moi des humains magnifiques qui pourtant ne sont pas bien dans leur peau et inversement des gens moins beaux esthétiquement qui irradient de confiance. 

 

Donc être bien dans sa peau est un travail de tout les jours puisqu’il dépend de bons nombres de facteurs. Il y a être bien dans son corps et être bien dans sa tête, et c’est à recommencer chaque matin. En espérant que se soit comme pour le vélo, plus on en fait meilleur on devient. Peut-être qu’à force de s’aimer mieux et plus, c’est plus facile d’être bien avec nous?

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Melanie Lay

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