Faits Vécus

Je suis quelqu’un de nostalgique, en moi se cache une profonde rêveuse. Tu me connais, je suis colorée et j’explose en feu d’artifice dès que l’occasion se présente. Si je pouvais, la vie serait un conte de fée où tout le monde est heureux. Je vivrais dans Alice au pays des merveilles.

Mais ce n’est pas la réalité.

La réalité est bien plus…sombre.

Parfois, ça me frappe de penser que le monde extérieur n’est pas aussi joli que ce qui se dessine dans mon esprit, que ce n’est pas tout le monde qui use d’une gentillesse comme la mienne.

Comme si j’avais été, depuis ma tendre enfance, une jeune princesse innocente enfermée dans une tour de verre.

Le monde extérieur m’effraie. Sans toi, je m’égare.

Et mon cœur n’est pas cristallisé

Contrairement à toi, il est fragile.

Je me remémore sans cesse nos promenades du matin dans la brume, le vent effleurant nos visages. Ces matins paisibles au camping avec les oiseaux chantant pour nous. On marchait dans ce brouillard et la rosée du matin mouillait nos pieds. Je me ressasse nos deep talks à 2 heures du matin lorsque nos cerveaux ne pouvaient mettre la switch à off. Nos câlins me manquent; ceux qui réchauffaient nos cœurs dans ce monde si froid, tout l’amour qu’on s’est donné autour du feu.

homme femme feu plage campingSource image: Unsplash

Les larmes perlent mes yeux lorsque je pense à tous ces baisers que je ne t’ai pas donnés, à tous ces mots que je n’ai pas prononcés, à toutes ces fois où on a réglé nos conflits avec le sexe.

Le goût du melon d’eau qu’on dégusta à deux. Ma bouche salive tandis que ma main s’humidifie à l’attente de la tienne. Les heures défilent sur ma montre, tu t’éloignes sans cesse de moi, restant imprégné dans mes souvenirs.

Les nuages pleurent bien trop souvent ton absence et ça m’attriste.

Car t’es spécial, mais, ça, tu le sais déjà.

Lorsque tu es là, les étoiles scintillent; lorsque tu pars, elles meurent.

Je suis un être humain, j’ai besoin d’amour. Mais dans ce monde aujourd’hui, ce n’est pas ce qui est à notre portée. Cela fait bientôt deux ans que tu es parti et je ne peux t’effacer complètement de mon cœur, de mon esprit.

Tu es comme permanent.

Quand je sors l’été marcher dans les rues de ma ville, la musique joue dans mes écouteurs, la chaleur pénètre dans mes poumons.

Je marche sans arrêt, je vais loin et je m’arrête dans des endroits où personne ne va.

J’essaie de penser, éprouver une sensation de bien-être intérieur.

Puis je réalise que tu as éteint la lumière en même temps que tu es parti.

Quand je me couche dans l’herbe et que les étoiles garnissent le ciel, je pense encore à toi, tu sais?

À ces personnes qui restent inoubliables.

Source image de couverture: Unsplash
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Andréa Maheux

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