Je n’écris plus depuis un moment. On peut peut-être appeler ça le syndrome de la page blanche, pour moi, c’est juste un vide. L’année a été difficile, et je fais littéralement tout ce que je peux pour prendre sur moi, pour être la meilleure version de moi-même, malgré tout. Ce texte est probablement le plus difficile à écrire, justement parce que je me sens incapable d’écrire. Je pense que certains de mes textes n’ont pas été bien compris, j’aime le deuxième degré, celui qui te force à réfléchir pour comprendre, mais aussi le plus difficile à voir et à interpréter. Des fois, je me demande si commencer à publier mes textes était une bonne idée… N’est-ce pas supposé être personnel et intime à soi-même? J’aurais peut-être dû les exprimer au lieu de les écrire, les vivres au lieu de les penser. 

En réalité, je ne pense même pas que ça aurait été tellement différent, que j’aie écrit ou non. Notre perception des choses change peu, à la limite, celles des autres nous apportent une perspective différente. Mais on est qui ont est, notre « inner voice » ne change pas du jour au lendemain, elle reflète seulement qui ont est au fond. Souvent, on la met en sourdine, parce qu’on ne veut pas vraiment l’entendre. Mais généralement, elle finit par prendre le dessus sur notre vie, cette petite voix intérieure, celle qu’on ne veut pas écouter, finit (peut-être malheureusement) par gagner.

Image par Mike Tinnion via Unsplash

Des fois, je me demande si mon « inner voice », c’est mon diable sur l’épaule gauche, parce que rarement, j’ai l’impression de prendre les « bonnes » décisions. Celle qui semblerait normale aux yeux des autres.   

J’ai écrit en date d’aujourd’hui plus de 20 000 mots. Aucun ne me semble si légitime. Peu importe le nombre de bons commentaires, je me sens souvent comme une imposteure d’inclure les autres, mon entourage et ma vie. Je pensais qu’écrire m’aidait à mieux extérioriser et être davantage comprise, peut-être pas finalement. Peut-être que oui, je ne le saurais jamais vraiment, j’espère seulement que les quelques phrases que j’ai écrites auront pu faire du bien à quelqu’un, l’avoir rendu plus zen, ou lui avoir apporté une perspective différente, une paix intérieure.  

Même après ce texte, j’ai encore peu envie d’écrire. J’ai peut-être simplement besoin de me recentrer. Un peu de méditation, de sport, de lecture, de changement ou de réflexion. À bien y penser, j’ai peut-être simplement besoin de voyager, de voir autre chose, de connaître autre chose. Trouver un sujet sur lequel écrire. Avoir quelque chose et des gens qui me sortent de ma vie ordinaire de workaholique. J’ai peut-être juste besoin de vivre la seule vie que j'ai, sans me casser trop la tête pour des niaiseries. J’ai besoin d’être, d’avoir, d’oublier, de me rappeler, d’être heureuse comme jamais, ou de pleurer une bonne fois pour toutes.

Je n’écris plus, mais je devrais peut-être continuer à écrire?

Image de couverture par Florian Klauer via Unsplash 

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