Cela sonne peut-être comme de la vantardise, mais ça ne l'est pas du tout.

Je n'ai été vraiment amoureuse qu'une seule et unique fois dans ma vie et je suis encore avec cette personne. J'espère l'être très très longtemps. Tous les garçons, gars et hommes avant lui n'étaient qu'une étincelle. Plus un désir qu'une vraie de vraie flamme qui dure. Maintenant, j'ai ma chaufferette et je compte bien la garder!

Sur ces analogies de feu (dans tous les sens du terme...okay, j'arrête!), je n'ai donc jamais eu à passer à travers une rupture. J'ai été présente à celle de quelques-unes de mes amies, je comprends donc très bien ce que ça implique, mais je ne l'ai jamais vécu moi-même. Je n'ai jamais pris cette débarque.

J'ai perdu beaucoup trop de temps à pleurer pour un gars qui ne voulait pas de moi et qui n'en valait certes pas la peine. J'ai passé et repassé plusieurs textos ou conversations dans ma tête, en tentant de trouver où j'avais foiré. J'ai rêvassé à quelqu'un qui n'aurait jamais été la bonne personne pour moi.

Mais jamais je n'ai eu le coeur brisé en 1000 morceaux, au point de me dire que ce que je vivais était la fin du monde.

Sur le coup, je sais que c'est comme ça qu'on se sent. Comme si c'était la pire chose qui pourrait nous arriver. On me l'a dit! Même en étant la personne qui laisse l'autre. Une rupture, ce n'est une partie de plaisir pour personne. À moins, vraiment, de ne pas être très gentil.

Mon chum s'est fait laisser par son ex-copine, maintenant aux femmes, alors qu'ils étaient au début de leur trip d'un an en Europe. Ça, c'est une rupture épique qui fait mal. Un moment de fin du monde à l'autre bout du monde.

C'est un bouleversement. Autant du quotidien, qui change drastiquement, que tous les rêves et plans que vous vous étiez faits à long terme. À deux, ensemble. C'est un retour à l'individualité.

Mais, encore une fois, je parle à travers mon chapeau. Je ne peux pas assimiler entièrement ce sentiment de vertige.

Mon coeur n'a pas de craques. Peut-être quelques foulures, mais rien qui ne s'est pas réparé depuis.

Pas de plaie béante, pas de pansement un peu infecté, pas même d'égratignure. Un coeur avec quelques bosses, mais qui se polit assez bien pour les photos.

Une rupture est quelque chose de commun. Ça arrive à pas mal tout le monde. Ça ne veut pas dire que ça ne fait pas mal. Simplement que c'est courant. Je suppose qu'il y a une toute mini consolation à se dire que l'on n'est pas la première ou la dernière personne à passer par là. Une toute mini consolation à se dire, qu'au fond, c'est presque banal. Comme un clan secret, donc la grande partie de la population possède la clef.

Un rassemblement de coeurs amochés qui s'appliquent de longent en gang en sachant très bien qu'ils font s'en sortir.

Pour ce que ça vaut, je serai avec vous là-dedans, mes amis. Pas dans le club, mais je vous attends devant la porte, c'est promis!

Source de l'image de couverture : Unsplash
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