Style de vie

J’me demande combien de personnes ont osé s’écouter véritablement pour comprendre ce qu’était l’amour pour elles. Combien ont osé suivre leur volonté et leur intuition de ce qui est juste pour elles-mêmes ? Combien de personnes se sont fait confiance dans les voies qu’elles choisissent ?

J’me demande combien de personnes s’aiment pour vrai. Pas parce qu’elles veulent une relation comme tout le monde, mais bien parce qu’elles veulent avoir un véritable lien ensemble.

J’me demande combien de personnes ont découvert qu’elles pouvaient avoir une relation avec l’être de leur cœur en s’écoutant et en ressentant ce qui est juste pour les deux. Combien de personnes s’aiment à en être finalement totalement libres et légers ?

Je me demande quelle proportion de la population est authentique et honnête envers elle-même et autrui.

 

Honnête.

Dans le sens de dire exactement comment nous sommes dans la mesure du possible et d’y rester fidèles, de l’assumer. D’accepter ce qui est vrai, sans avoir peur de perdre la face.

Je me demande combien de gens avouent leurs torts et leurs bons coups. J’me questionne sur le nombre de personnes qui ont décidé de faire le grand saut. Et combien ont seulement suivi le flot des vagues qui les portait tout droit vers la plage achalandée ?

Combien ont eu peur de l’amour alors qu’elles ne savaient pas réellement de quoi il en est réellement question ?

J’entends souvent la peur de perdre le contrôle. Mais quel contrôle ? Qu’on fasse ce que l’on veut, on ne vit que ce qui concorde avec notre chemin de vie, ce qui est bon pour nous, même si l’on en doute parfois. On a bien évidemment notre mot à dire, mais si la vie sait qu’il y a quelque chose de mieux pour nous, elle s’en chargera qu’il ait sa place.

Dites-moi à quel nombre s’élève ceux qui se sont faits induire en erreur par rapport à la définition de l’amour ? Combien ont pensé que la bonne façon de se comporter était ce qu’on voyait dans les films ou les modèles sociaux ?

J’me demande combien de personnes ont voulu être plus que ce qu’elles étaient.

 

Combien étaient trop exigeantes envers elles-mêmes parce qu’elles croyaient ne pas être assez pour l’autre ?

Personne n’a à changer pour quelqu’un d’autre. Les relations viennent naturellement et chacun est comblé sans faire le moindre effort demandant. Les efforts se font naturellement, quand on a quelque chose à cœur.

Parce qu’on n’a pas à forcer lorsque son pied rentre si bien dans une chaussure. Parce que c’est là qu’on doit se trouver. Sans se poser de questions. Sans avoir de doutes.

J’me demande combien de personnes sont jalouses sans savoir qu’il s’agit là d’une blessure à guérir et non le synonyme de tenir à quelqu’un. Combien sont allées s’aimer elles-mêmes d’abord plutôt que d’être en déficit d’amour donné par les autres ?

J’me demande combien de personnes ont dit s’aimer en s’empêchant d’être elles-mêmes pour ne pas blesser l’autre.

 

J’me demande combien de personnes se sont dit « Oui je l’aime vraiment, j’y pense tout le temps ». Sans savoir qu’aimer ne consiste pas à penser constamment à quelqu’un, mais bien à ressentir une connexion lorsque les deux personnes sont ensemble.

On ne dépend pas de l’amour de l’autre lorsqu’on s’aime.

En fait, ressentir la confiance, la sincérité, l’honnêteté, l’abondance, la créativité, la complicité, le respect, l’accueil, la légèreté, la simplicité et tout ce que tu voudras qui te fait sentir bien, c’est ça, aimer, pour moi.

J’me demande combien de personnes se sont aimées sans attentes. Sans se dire qu’au premier rendez-vous, que l’autre serait un potentiel amoureux. Seulement apprendre à connaître la personne telle qu’elle est. J’me demande combien de personnes avaient dans la tête de trouver un partenaire amoureux alors que cela se fait souvent sans qu’on y pense, sans que ce soit arrangé. Seulement par la synchronicité des événements et par l’entremise des deux êtres.

J’me demande combien de personnes ont compris qu’au final, aimer c’est tout le contraire d’empêcher.

C’est synonyme de propulser l’élan de vie de chaque personne, peu importe la nature du sentiment ressenti.

Source de l’image de couverture : Unsplash
-->
Un article de
Anne Tardif's Avatar
Anne Tardif

Le Cahier a la chance de compter sur une équipe de collaborateurs spontanés. Pour en faire partie, écrivez-nous à [email protected]!

Mes articles 
Next articles
Article Featured Image

À celle que j’ai appris à connaitre