Faits Vécus

Depuis toujours, le fait de dépendre de quelqu’un m’agace. Je suis quelqu’un d’assez indépendant dans la vie, de déprendre des actions de quelqu’un d’autre me rend anxieuse. Vous vous direz : voyons elle fait pas confiance aux autres elle. Ouin, j’ai en effet de la difficulté à accorder toute ma confiance.

Rien n’est jamais garanti lorsqu’on dépend des autres. Lorsqu’on fait un travail d’équipe par exemple, rien ne dit que la personne ne le fera pas à la dernière minute. Tant qu’elle le remet et que cela n’impacte pas l’équipe, c’est de ses affaires évidemment, mais j’ai quand même l’impression qu’être dernière minute signifie que le travail est fait plus rapidement, donc moins bon. À l’école, j’étais clairement la partenaire gossante qui posait trop de questions sur la partie du travail de l’autre et qui voulait repasser (surtout pour corriger les fautes) sur le travail avant de le remettre.

Il m’est aussi déjà arrivé au Cégep de perdre un débat, en équipe de quatre, parce qu’une de nos coéquipières n’était pas assez préparée, donc était incapable de répondre aux questions. C’est ce que je trouve plate des travaux d’équipe, les dommages collatéraux. Mais bon, c’est ce que c’est dans la vraie vie aussi après tout!

En bref, les travaux d’équipe à l’école étaient, et sont toujours, ma hantise!

Je dois apprendre à faire confiance, mais aux bonnes personnes.

J’ai été coordinatrice pour un camp de jour cet été. Cela implique évidemment énormément de tâches et de gestion. Bien que je sois assez organisée dans la vie, il n’y avait aucune chance que je puisse y arriver seule. Je devais déléguer à mes chefs animateurs. J’ai eu énormément de misère à le faire. J’avais l’impression que les choses seraient faites à la dernière minute ou mises de côté, et ce même s’ils étaient des employés très compétents. Je devais apprendre à leur faire confiance.

J’ai bien vu ce qui arrive lorsqu’on est incapable de déléguer : on brûle la chandelle par les deux bouts. Je voulais respecter les dates de remise et que le travail soit bien fait (merci à mon petit côté perfectionniste de surcroit). Et cela m’a inévitablement menée à l’épuisement. J’en avais tellement sur les épaules que j’avais l’impression que la fin n’arriverait jamais.

Il faut apprendre à faire confiance, mais aux bonnes personnes. Celles qui feront le travail avec autant de dévouement que nous l’aurions fait. Eh oui, ces personnes existent, il faut simplement savoir les distinguer de celles qui vont « se pogner le beigne », comme on dit.

Il y aura toujours du travail d’équipe, que ce soit en emploi ou même les tâches à la maison. Il faut donc apprendre à gérer avec, et j’essaie fort fort! J’essaie aussi de passer par-dessus les déceptions lorsque je me fis à quelqu’un et que la tâche n’est pas faite. On dirait que c’est encore plus décevant quand on avait confiance que ça le serait. Mais bon, on passe par-dessus et on continue!

Mais il vaut mieux ne pas être trop dépendant des autres.

Je veux bien croire qu’il existe de très bons êtres humains, ceux qui feraient n’importe quoi de bonté de cœur. Ceux qui viendraient nous sortir de la merde à n’importe où et à n’importe quelle heure. Oui, ils existent! Mais ils sont peu nombreux. Je dirais que moi-même, je ne le ferais pas pour n’importe qui. Je le ferais pour ceux envers qui j’ai réellement confiance, ceux qui me rendraient le service si j’avais besoin d’eux. En fait, j’ai l’impression que si les gens ne retire rien de l’aide qu’ils vous apportent, ils n’y mettent pas d’efforts. C’est bien dommage, parce qu’après c’est difficile de vouloir mettre des efforts pour eux. C’est un beau cercle vicieux!

Bref, morale de cette histoire : on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Megane Therrien

Mégane est une véritable une touche-à-tout. Étudiante en littérature et en féminisme, elle a fait le grand saut dans le monde artistique après avoir terminé...

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