Faits Vécus

Nous étions tellement heureux et plein de vie.

Je n’avais jamais vécu une histoire d’amour aussi parfaite que celle que tu m’as offerte. Nous nous aimions comme si nous n’avions jamais rien vécu d’autre auparavant. Notre amour était si solide que n’importe qui aurait pu nous faire croire le contraire, jamais nous aurions flanché. Tes bras, tes yeux et ton corps n’appartenaient dorénavant qu’à moi et je t’avais promis la même chose pour ma part. Nous ne faisions qu’un. C’était un amour véritable, le vrai. Nous rêvions des mêmes projets. Nous imaginions exactement le même futur. Il n’y a pas seulement nos corps, mais notre vie au complet était faite pour aller ensemble. Le paradis existait bel et bien et il était plus qu’un petit bonheur qui se loge parfois dans une journée banale, il était plus gros que tout. Nous surmontions chaque problème avec une communication tellement intense et réaliste que nous nous comprenions sans relâche. Tes gestes envers moi était tout simplement doux et délicieux. J’adorais la façon que tu avais de me dire à quel point j’étais belle et que j’avais un sourire de la mort. La façon que tu avais de me regarder me brulait littéralement de l’intérieur.

Jamais je ne m’étais sentie aussi exceptionnelle pour quelqu’un auparavant. Nous passions nos journées et nos soirées ensemble et même là, nous avions l’impression que ce n’était pas assez. Nous dormions à peine, simplement pour nous rassurer nous-mêmes que nous nous perdrions jamais de vue. À cet instant j’aurais réellement crue que j’étais morte, tellement je ne pouvais pas croire que tout cet amour était uniquement pour moi. J’avais déposé en toi ma confiance au grand complet, et je savais que tu allais en prendre soin. Comme je savais que tu allais prendre soin de mes sentiments. Je n’avais plus peur de rien, tu me rassurais énormément. Nous voyagions, nous rêvions et nous n’avions aucune raison de nous en faire avec rien parce que rien n’aurait pu s’interposer entre nous et notre passion éternelle. C’était littéralement plus beau que dans un film.

fille qui dortSource image: Unsplash

Et puis, mon réveil a sonné et je me suis réveillée.

J’ai eu ce goût d’amertume et de gâchis dans le fond de mon âme. Une sorte de désespoir mal placé. Malgré le fait que je devais me lever pour aller travailler, je n’avais qu’une envie et c’était de me rendormir pour pouvoir poursuivre mon rêve qui avait totalement pris l’emprise sur moi. Mais en effet, ce n’était qu’un rêve. Un simple et petit univers qui s’est logé au fond de moi-même que pour l’instant d’une nuit. J’aurais voulu savoir si cette histoire se serait terminée aussi bien qu’elle avait commencée, mais je ne le saurai jamais, puisque tu n’existes malheureusement pas. Ce n’est pas que je ne crois pas au grand amour, mais tout simplement parce que je ne l’ai jamais vécu de la sorte. En fait, j’ai toujours pensé qu’il n’existait pas vraiment, puisque j’ai de la difficulté à concevoir que deux étrangers peuvent se comprendre à un tel point, qu’ils sont capable de laisser de côté leurs émotions trop intenses. Pour ma part, je l’espère encore et toujours. 

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Marie-Ève Doré

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