Faits Vécus Voyage

J’ai le mal des voyages.

Oui, oui vous avez bien lu. Plus jeune, j’avais le mal des transports. Je ne pouvais quitter la maison pour une route de plus de deux heures sans Gravol et toutes les précautions nécessaires pour réussir à passer à travers ce moment pénible. Aujourd’hui, juin 2021, j’ai le mal des voyages !

Après plus de 15 mois, j’ai soif de découvrir à nouveau le monde qui m’entoure. Voyager fait maintenant partie de moi, autant que respirer est nécessaire à notre survie. À partir du moment où je quitte le confort de mon foyer, je vais vers l’inconnu. Je me permets de sortir de ma routine, de ma zone de confort. De faire des activités et des rencontres pour lesquelles chez moi je n’y verrais aucun intérêt. Et c’est ce qui me plait plus que tout ! 

Voyage

Source de l’image : Photo courtoisie

Je voyage avec tous mes sens en éveil : goûter de nouvelles saveurs, sentir les différentes odeurs. Voir, observer et partager dans leur quotidien des moments uniques avec les habitants. Entendre la musique locale, que ce soit le simple son de la petite flute en bois du garçon sur cette rue au Guatemala, à l’orchestre symphonique de Johann Strauss en plein cœur des rues de Vienne. 

Voyager nous permet de mettre une image à toutes ses heures passées à écouter nos professeurs de géographie et d’histoire nous raconter le monde. Si la vie ne m’avait pas donné la chance de partir sur la route de ces découvertes, j’aurais l’impression d’avoir certainement manqué quelque chose d’important.

Se connaître au travers des voyages

Évidemment, j’ai une chance immense, mais j’ai aussi participé activement à ce parcours. J’ai décidé un jour de passer par-dessus mes peurs : de l’avion, de l’inconnu et de tomber malade à l’étranger, pour me rendre à 19 ans à Kuujjuaq, dans le Grand Nord canadien. Imaginez-vous, la jeune femme de Montréal qui quitte pour la toute première fois la grande ville et qui choisit cette destination. Village nordique où l’immensité est à perte de vue.

Kuujjuaraapik

Source de l’image : Photo courtoisie

J’ai marché sur la plage de la baie d’Hudson, vu des aurores boréales et j’ai senti le vent froid de novembre me piquer la peau. J’ai dormi sur le sol de l’école primaire et mangé du pain banik qu’une gentille dame nous avait préparé. Aussi, j’ai appris à danser la Macarena à un petit groupe dans le bar de la place et j’ai construit mon Inukshuk. Mais savez-vous quelle fut ma plus belle découverte lors de ce voyage ?  Moi ! Ces 10 jours de nature et de calme complet m’ont permis de me connaitre. Loin de mes amis et de ma famille, j’ai appris que j’étais capable de vivre seule. C’est à ce moment que j’ai su que voyager était incontournable. 

Que ce soit en train, en autocar, en road trip avec ma décapotable ou sur un navire… Comme a chanté Félix Leclerc : « Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé », et j’ajoute ceci, pas encore assez. Et là, ils attendent sur le seuil de la porte que je les enfile à nouveau. Lorsque les frontières seront toutes ouvertes, ils seront mieux d’avoir de bonnes semelles, car ne me cherchez plus je serai ailleurs !

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Mélanie Vincent

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