Faits Vécus

Aujourd’hui, c’est mon examen de conduite pratique. Si je réussis, j’aurais officiellement mon permis probatoire, donc l’aptitude de conduire toute seule, comme une grande.

Aujourd’hui, je suis plus stressée que jamais!

Je suppose que c’est un des désavantages de ne pas avoir passé mon permis à 16 ou 17 ans. Le stress s’est accumulé avec les années et conduire est devenu quelque chose de trop gros et qui m’empêche de dormir le soir.

Ça ne m’a jamais vraiment manqué, jusqu’à tout récemment. J’ai toujours vécu à Montréal, donc avec un accès direct aux transports en commun. Je me suis toujours débrouillée. Après mon déménagement en banlieue, le besoin est devenu plus urgent. Après avoir appris que j’étais enceinte, ce besoin est devenu criant. Je n’ai pas envie d’être isolée avec mon bébé et de ne même pas pouvoir aller à des rendez-vous toute seule.

Il me faut un permis de conduire.

J’ai donc fait mon examen théorique (ça s’est bien passé, j’ai toujours été bonne à l’école) et j’ai pris quelques cours de conduite de perfectionnement. Juste pour pouvoir avec des trucs de quelqu’un qui sait quoi dire à ceux qui ne savent pas conduire. Parfois, c’est plus difficile d’apprendre de quelqu’un qui conduit depuis très longtemps. Les choses sont devenues presque innées pour eux.

Pourquoi ne pas l’avoir fait avant?

J’ai eu mon permis temporaire à 19 ans et j’ai oublié de le renouveler. Voilà tout. Aussi niaiseux. Après, c’est comme si c’était trop tard.

Ce n’est pas le fait que je vois la conduite comme quelque chose de gros. Je comprends que, avec de la pratique, ça peut être relativement facile. Mais c’est plutôt le fait d’avoir d’autres personnes sur la route, avec moi, personne inexpérimentée. Je me sens mal de ralentir la circulation, car je ne suis pas encore à l’aise d’aller vite. Je me sens mal de faire attendre la voiture derrière moi, parce je prends exactement trois secondes pour faire mon arrêt. J’aimerais que ce soit clair que je suis en train d’apprendre et pas seulement pendant mes cours.

Je voudrais avancer le temps et être déjà rendue à l’étape où je suis à l’aise. Le moment où j’ai conduit juste assez pour ne pas sentir mon coeur battre dans la poitrine chaque fois que je m’installe derrière le volant.

Et je ne suis pas quelqu’un de particulièrement stressé.

Seulement, étant donné qu’il s’agit maintenant d’une obligation pressante et non pas d’un idéal, je me sens pognée. Pognée à réussir, si on veut?

Tout ça pour dire, je n’ai pas de plaisir à conduire. Du moins, pour le moment.

Une chance que j’ai réussi mon examen finalement. Je pourrai peut-être me rendre là, avec le temps. On s’en reparle.

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Emmanuelle Ceretti-Lafrance
Éditrice et gestionnaire de blogue

Elle a un peu trop de livres, peut réciter par coeur les répliques des films du Seigneur des anneaux en français, est de son époque...

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