J’me suis mise récemment à réfléchir à tout ce qui n’allait pas bien dans le monde et au futur qui nous attendait, nous, la génération des jeunes adultes un peu anxieux.

Oui, grosses réflexions, je sais.

J’me suis sentie comme étouffée : pandémie mondiale, crise climatique, crise de l’éducation, les feux de forêts partout, les inondations, la guerre, les tremblements de terre, les inégalités, la santé mentale, et encore plus de crises. J’ai dû me dire STOP après un moment, parce que mon cœur commençait à s’emballer. J’ai eu l’impression de porter le poids du monde sur mes épaules, mais d'être à la fois impuissante face à tout ça.

Puis, après une pas pire grande respiration (le grand méchant loup peut aller se rhabiller), j’me suis forcée à trouver la lumière dans toute cette noirceur-là. Je tente de m’accrocher à quelque chose pour ne pas m’enliser dans cet océan trop dense. J’me suis demandée ce qui allait bien, ou du moins, ce qui nous aidait à tenir dans tout ça. À bien aller. À réussir à passer de bons moments, malgré tout. 

Et en me fiant à mon expérience personnelle, et à ce qu’on a pu vivre en confinement, je crois avoir peut-être trouvé une réponse.

C’est une histoire de liens. Une histoire de ficelles. Une histoire de relation.

Ce sont les gens qui nous entourent, les plus près de nous comme les plus loin, qui nous permettent de tenir dans cette existence parfois dure. Des ficelles qui seules, volent au vent, instables, mais qui, ensemble, tricotées serrées, nouées, accrochées de milles et une façon, tiennent ensemble, et forment quelque chose de beau, dans lequel chaque élément a sa place. 

ficelles

Source de l'image : Unsplash

Dans les jours où on peut se sentir seul, et impuissant, et inutile, on peut se dire que, bien que ça ne paraisse pas dans l’immédiat, on est une source d’inspiration, une source de joie, une source de confiance, d’humour, ou de sécurité pour quelqu’un. Peut-être qu’une amie pense présentement à une anecdote qui nous est arrivée au secondaire et rit un bon coup. Peut-être que la publication Facebook que tu as partagée concernant la résilience ou la persévérance en a inspiré plusieurs. Peut-être que sans le savoir, tu es le réconfort de quelqu’un, ou même son modèle, son inspiration.

Ces gens, ces relations, ce sont des donneurs de sens, des bâtisseurs de nos identités, des repères pour certains, des modèles, des piliers.

Des lumières.

Pour ma part, lorsque je me sens perdue, un peu comme présentement, je me retourne vers ce qui me recentre, soit ma famille, qui a toujours un effet très apaisant et réconfortant pour moi.

Je l’ai toujours dit, on ne doit jamais négliger l’importante que nous pouvons avoir dans la vie d’autrui.  Et pas seulement pour les gens proches de nous. Nous faisons partie d’un tout. Nous sommes nous aussi des fils qui forment un magnifique foulard. 

Et je crois que le confinement vécu durant la pandémie a prouvé plus que jamais ceci ; le contact humain, même à distance (mais meilleur en présentiel), est primordial.

On a besoin d’autrui, mais on oublie aussi souvent que vice-versa. 

Alors, lorsqu’on se sent submergé par pleins de choses pas toujours agréables, ou qu’on se sent tout simplement dépassés par la vie qui peut aller très très vite, je crois qu’il est important de prendre une grande respiration, de fermer les yeux un moment et de penser à ces gens qu’on aime, à ceux qui nous inspirent, et de se dire qu’on n’est pas seuls. 

Que tout est une histoire de ficelles. 

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