Faits Vécus

Voici un autre *Bijou* de date… 

Par une semaine d’automne, je travaillais dans un salon de franchises entrepreneuriales.

Le propriétaire d’une chaîne de sous-marins est venu se présenter et m’apporter des échantillons de sandwichs. Il me rendait visite tous les jours et on a discuté quelques fois.

Lors de la dernière journée, il est venu m’inviter à aller avec lui à Tremblant. Je le remercie de son invitation, mais je lui dis que bien qu’il soit des plus sympathiques, que je n’étais pas intéressée et que comme mes finances étaient plus serrées, je ne désirais pas investir sur une journée coûteuse à Tremblant avec un inconnu.

Il insiste et me dit que c’est une invitation sans attentes, qu’il m’avait trouvé bien sympathique et qu’il aimerait m’offrir un repas pour me remercier d’avoir mis du soleil dans la journée des exposants et en apprendre un peu plus sur mon entreprise.

Après réflexion, je finis par accepter. On se donne donc rendez-vous à Laval.

dateSource de l’image : Pixabay

Je monte dans sa voiture et on prend la route. On n’est pas rendus à St-Jérôme, que je trouve déjà la route bien longue et je me monte des scénarios de « comment je pourrais bien achever mes souffrances ».  C’est loin Tremblant, dans ce contexte!

Lui :

« Oh wow les belles couleurs! Je gagne des points là! »

« Avoue que tu es charmée! »

« Non, mais c’est tu pas assez romantique comme escapade! »

Moi :

« Je pensais qu’on s’était entendus sur le fait que je n’étais pas là pour de la romance !? »

 … C’est pénible!

Une fois arrivés à Tremblant, on réalise que le village est fermé. On a donc fait toute cette route pour rien !?

Depuis, je n’accepte plus jamais de date, (qui n’en n’était pas une) de plus de 2h00. Ainsi, si c’est plate, je ne me retrouve pas à passer 6 heures inconfortable.

Il propose donc de reprendre la route vers St-Sauveur, où il choisit un restaurant de fondue. Il choisit une fondue à partager et une bouteille de vin.

J’anime la discussion et le questionne sur son entreprise et ses passions. C’est une discussion qui aurait pu être agréable, s’il ne commentait pas chacune de mes actions de façon négative.

– « Prends du vin! Je vais te soûler! »

Fâché :

– « Tu ne vas pas goûter cette sauce sérieusement? Il y a de l’ail dedans et ce n’est pas très respectueux pour quand je vais t’embrasser! »

Je me sentais piégée! (Dans ma tête, j’hurlais : Mais tu ne vas PAS m’embrasser !!!! Jamais!) Vous ne serez donc pas étonné que depuis, peu importe la destination, j’insiste pour prendre ma voiture pour pouvoir m’enfuir quand je veux.

Et le summum!

– « Je trouve ça vraiment plate. Moi je te fais vivre une magnifique journée pis, toé t’as pas l’air plus intéressée que ça à ce qu’on soit un couple. Tsé, ça va me couter genre 150$ pis moi je n’ai rien en retour. »

Moi : Ok! C’est assez! Premièrement je vais payer. Je préfère sérieusement payer mes affaires dans les circonstances.

Et c’est là que j’ai sorti la phrase du film Québec-Montréal …

« Si ton but c’était de passer une agréable soirée en bonne compagnie, je considère que ton 150$ est très bien investi, mais effectivement, si ce que tu voulais c’est baiser, tu aurais été mieux d’investir ton 150$ sur une pute! »

 On reprend la route. Alors que je pense que mes souffrances achèvent, il s’arrête dans une discothèque.

Moi :

« Heu…. Qu’est-ce qu’on fait ici !?  J’aimerais vraiment rentrer. »

 Lui :

« On va prendre un dernier verre! »

 Il entre, en me poussant littéralement à l’intérieur. Commande une bouteille de champagne. Une fois que la serveuse a eu versé les verres, il lui dit : « C’est elle qui paye! J’ai assez payé pour à souère! »

J’ai répondu : « Avec plaisir! »

J’ai payé, je me suis levée, j’ai pris la bouteille, je suis allée l’offrir à un groupe de filles et j’ai pris un taxi pour rentrer.

Une fois rendue à ma voiture, je réalise qu’elle a été sérieusement vandalisée.

J’ai donc pris un autre taxi pour rentrer à Montréal.

Le lendemain midi, je reçois un texto :

« Allo! J’ai aimé ma journée! Veux-tu qu’on se revoit bientôt? »

Moi : « Non. Bonne chance dans tes rencontres. »

Lui : « Mais tu as oublié tes lunettes de soleil dans mon char! »

Moi : « Je te les offre! Tu peux les vendre pour rembourser le souper! »

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