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Foutue angoisse ! Un intolérable abîme, démarrant seulement par un trou en surface aussi petit soit-il, voilà ce que tu es. Tel un serpent, tu t’en prends à ta victime que tu emprisonnes sans le moindre remord et ainsi, ton venin s’infiltre doucement dans ses veines, lui empoisonnant l’âme. Ce creux que tu as su perforer dans sa poitrine est de la grosseur d’un point, tout comme si on lui avait percé l’enveloppe cardiaque avec une épingle, mais ce n’est que le commencement n’est-ce pas? La douleur est vive mais brève, et ta proie réussit donc à l’encaisser. Retenus par trop d’orgueil pour se laisser faire aussi facilement, ceux que tu détiens prisonniers se convainquent qu’ils vont bien, que ça va aller et ils tentent même désespérément de continuer leur chemin un sourire aux lèvres. Ils te résistent encore et encore jusqu’à ce que la mémoire du cœur les efforcent à se souvenir qu’ils ont mal, atrocement mal. Les malheureux paniquent de plus bel et cette fois ci, à force de remuer le couteau dans la plaie comme tu aimes si bien faire, celle-ci s’agrandit. Le minuscule point noir qui leur a jadis taché le cœur, s’écarte à en devenir une crevasse et c’est avec satisfaction que tu observes leur peine s’accroître, en partant du haut de la poitrine jusqu’à s’évider tout au bas du ventre. Le début d’un cauchemar orchestré par tes mauvaises intentions…

Vous trouvez peut-être que c’est un peu intense comme introduction? Eh bien aujourd’hui j’ai voulu traiter ce sujet beaucoup trop commun mais dont on parle très peu. Pourquoi? Parce que c’est embarrassant pour plusieurs. La vérité, c’est qu’on est beaucoup à le vivre, mais rare sont ceux qui s’expriment. Je me suis longtemps demandée si je devais publier cet article car je ne veux absolument pas qu’il soit mal interprété, mais j’ai fini par me lancer à l’intention de toute personne qui pourrait s’y identifier. Je suis loin de vouloir m’improviser une experte en la matière, et chaque personne est différente, néanmoins tout cela est basé sur des expériences et des observations personnelles.

En tant que jeune femme hyper positive dans la vie de tous les jours, il est difficile de me croire quand je raconte que moi aussi, il m’arrivait de faire des crises d’anxiété auparavant. Seulement et heureusement, j’ai appris à les contrôler avec les années et par-dessus tout grâce à l’aide extraordinaire de ma mère, ma héroïne. La sombre réalité est que ce n’est cependant pas tout le monde qui a les bonnes ressources au moment opportun et peu de gens arrivent à se retenir de juste…craquer. De mes propres yeux, j’ai vu des gens qui éclatent au milieu de nulle part, entourés de regards pleins d’incompréhension et même de jugement. Ma question est la suivante : pourquoi une telle chose qui est très représentative de la fragilité humaine, est si surprenante pour certains?

angoisse anxiété

Source : pixabay 

C’est l’histoire de jeunes adolescents et de jeunes adultes, bref de toute une génération,  qui a grandi sous pression. Il faut répondre aux critères que la société nous impose, il faut être à la hauteur des attentes de notre entourage, il faut encaisser les coups bas de la vie la tête haute et puis un jour, BAM! Ça devient trop accablant. Je tiens à dire que ce n’est pas quelque chose qu’on devrait s’obliger à gérer seul, sachant qu’il y a plusieurs “ degrés” aux crises d’angoisse. En fait, lorsque ça devient trop insupportable, je ne vois pas où est le mal de tendre sa main vers du soutien, qu’importe sa forme. Que ce soit à travers quelqu’un en qui vous avez confiance pour simplement vous écouter et vous soutenir moralement, ou une aide plus professionnelle, ça ne devrait jamais être une option de mener une double bataille contre soi-même et de se laisser abattre au point où il serait presque impossible de se relever. Plusieurs considèrent peut-être sans l’avoir vécu que c’est un problème banal, ou un “faux” souci, mais qu’est-ce qu’ils en savent vraiment? Pas grand-chose je parie puisque cette source de stress incontrôlable peut mener jusqu’à la dépression et je ne vous apprends rien en affirmant que la préservation d’une bonne santé mentale est aussi primordiale que de maintenir une bonne santé physique, alors non ce n’est pas à négliger.

Toutefois, mettre des mots sur ce que l’on ressent et identifier le ‘’ bobo’’ quel qu’il soit, est la première étape pour s’offrir l’occasion d’être en contrôle et pour cette raison, ce n’est pas à ces gens que j’ai voulu m’adresser dans mon petit mot que vous avez pu lire plus haut, mais à l’anxiété elle-même qui peut se présenter sous plusieurs formes. Entre autres, des personnes dont la présence est souvent toxique, des questionnements ou encore des insécurités. Un terrible sentiment qui nous donne l’impression de nous noyer dans un cumul d’énergies négatives.  Sachez simplement que la vie est un voyage qui a ses hauts comme ses bas, et presque tout finit par toujours rentrer dans l’ordre si on s’accroche fermement.

Pour finir, je vous souhaite d’être en bonne santé, car tout est possible tant et aussi longtemps que notre corps se porte bien.

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Manar Boudeffa

Manar, ça veut dire « lumière guidante » en arabe. Elle est née en Algérie et c’est à l’âge de 10 ans qu'elle est venue...

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