Faits Vécus

J’ai souvent essayé de faire croire que j’étais une fille simple, mais aujourd’hui je vais te l’avouer, je suis assez compliquée. Je suis assez compliquée lorsque l’on parle d’amour plus précisément. Ce mot-là me fait encore plus peur que le Coronavirus...

J’aimerais ça, moi aussi, réussir tout bêtement à me laisser aller et pouf (!!!) tomber amoureuse. Juste de même. Rien de bien compliqué. Quand j’ai envie de pleurer, les chutes du Niagara ne se retiennent pourtant pas pour couler… Alors pourquoi quand on me parle d’amour, je me transforme soudainement en bloc de glace?

Si on compare ma vie amoureuse à celle de Cendrillon, je dirais que ma fée marraine s’est probablement perdue en tentant de se rendre à Fermont. C’est compréhensible, c’est loin en titi! Alors je la pardonne (surtout qu’ici, la neige a commencé à tomber… Alors si ma bonne fée n’est pas sur les pneus d’hiver, c’est bien normal qu’elle n’ait pas encore pointé le bout de son nez). Ok, tu vas me dire que je me cherche des excuses? T’as complètement raison. J’essaye juste de me convaincre que tout ça, ce n’est pas de ma faute. Parce qu’au fond de moi, je le sais plus qu’un peu que ça l’est. Que c’est parce que ma tête n’est jamais en accord avec mon petit cœur. Ma tête me dit de prendre la fuite et mon cœur me dit de rester. Accordez-vous donc sapristi (!!!). Mon cœur me dit qu’il t’aime bien, et ensuite ma tête te surnomme : mon grand chum. Dur à suivre ce mécanisme de défense dernier cri! Je ne sais pas trop qui écouter. Je ne veux simplement pas avoir mal à nouveau. Conséquence : je résulte d’un mélange des deux. Simplement parce que je n’ai pas envie de trancher. Pis ça donne quelque chose d’assez compliqué. Mais seulement par bout. Ou en continu. Je sais même pu, même moi j’ai arrêté de me suivre.

Donc aujourd’hui je te l’avoue , je suis assez compliquée (mais au fond, sache que c’est juste pour nous protéger, mon petit cœur et moi).

fille, cheveux brun, plage, photographieSource image : Unsplash

La vraie raison, tu la sais tout autant que moi. Et non, ce n’est pas le fait que ma fée marraine se soit égarée (même si j’aurais bien aimé).

J’ai juste peur. Ou plutôt : JE SUIS TERRIFIÉE.

J’ai peur de toi, de t’aimer trop. De t’aimer d’un amour incontrôlable et de perdre le contrôle. J’ai peur de lâcher un premier Je t’aime précoce entre deux émissions de la Casa de Papel. J’ai peur de lâcher le premier Je t’aime tout court. J’ai peur de ne pas tenir le gros bout du bâton, parce que j’ai peur de me sentir vulnérable. Peur de tellement t’aimer, que j’aurais l’impression de virer folle, de devenir trop jalouse. Jalouse de la petite caissière au Mcdo. Jalouse de la vendeuse de Hot dogs au stade de foot. Jalouse de toutes ces filles que tu pourrais avoir au lieu de moi. J’ai peur, parce que ma confiance en moi est aussi élevée que la température de nos beaux hivers québécois. Au final, je crois que je n’ai pas peur de toi, j’ai simplement peur de moi. J’ai peur de l’avenir, parce que j’ai eu peur dans le passé. Même le présent m’effraie. J’ai peur de prendre des risques et j’ai la trouille de me lancer dans le vide. J’ai peur de me réveiller un matin en me disant j’aurais dû. Je suis pétrifiée. Pétrifiée devant la nouveauté. Devant ta nouveauté, dans ma petite vie si bien structurée.

Alors aujourd’hui, je te l’avoue, je suis assez compliquée.

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Marie-Soleil Lavoie

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