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Dès qu’on parle de la place des femmes dans le milieu du travail, ça vient avec de nombreux stéréotypes. Depuis que j’ai quitté les bancs d’école, je refuse que mon sexe me bloque, me nuise ou permette à d’autres de me diminuer d’une manière ou d’une autre. Et j’ai longtemps dit haut et fort qu’être une femme était une force. Maintenant, je dirais que ma force c’est d’être moi. Parce qu’être une femme ou un homme, on s’en balance, ce qui changera ta vie, ce sont tes idées, tes actions et ce que tu fais. En tant qu’entrepreneure, je rêve du jour où tout le monde sera traité d’une manière égale dans tous les domaines.

On est en 2019 et je trouve fou qu’on doive encore se battre pour se faire respecter dans certains domaines au Canada parce qu’on est une femme. De l’autre côté, comme les femmes ont maintenant, pour la plupart, une indépendance financière au pays, certaines personnes pensent que la lutte pour l’égalité est derrière nous. Je ne pense pas.

D’où me vient mon côté féministe?

Très petite, j’ai vite compris que si je voulais que le monde change autour de moi, je devais faire partie de la solution et non du problème. Ainsi, rapidement, j’ai choisi de faire mes choix sans me soucier du regard des autres et de comment ça les ferait réagir. Au début de la vingtaine, j’ai d’ailleurs rapidement eu un emploi où plusieurs personnes auraient plutôt imaginé voir un homme: je suis devenue critique de jeux vidéos chez M.Net, la défunte émission techno tant aimée de MusiquePlus. Mais je sais qu’au fond de mon moi, j’ai toujours cru à l’égalité des sexes, parce que selon moi, c’était la vie tout simplement. Mes parents m’ont toujours appris à me voir à égalité et n’ont jamais voulu me traiter «comme une fille» parce que pour eux, j’étais une enfant. Petite, ma mère me mettait des maillots de bain une pièce pour garçon. Oui, juste le bas de maillot. Parce que pour elle, ça ne changeait rien qu’on voit mes seins: j’avais moins de sept ans et je n’en avais pas. Elle s’est même fait demander de quitter la piscine une fois. Et ça l’a fâchée. Déjà, on sexualisait un corps qui n’était en rien sexuel: j’étais une petite fille de six ans environ.

Comme mes parents ont toujours cru dur comme fer que Camille serait Camille peu importe mon sexe, j’ai pu faire mes choix dans la vie très librement. Dans tout: mes loisirs (le sport), mes études et mon métier. Quand j’ai choisi de devenir entrepreneur, jamais ils ne m’ont dit que ce serait moins facile parce que je suis une femme. Selon eux, ça ne changeait rien.

Malheureusement, tout le monde ne pense pas comme eux.

Dès que j’ai démarré Codmorse, j’ai senti le jugement. Mon associé, à l’époque, se faisait souvent parler comme s’il était mon patron. Juste parce qu’il est un homme de six pieds à côté d’une femme de 5’3”. D’office, les gens me voyaient comme son adjointe. C’est fâchant. J’ai vite appris que je devais imposer le respect. Et que la meilleure manière de le faire, c’est de ne JAMAIS accepter qu’on te diminue. JAMAIS. Même si parfois c’est facile de se dire que ce n’est pas grave, il faut rectifier le tir. C’est à force de dire aux autres qu’ils ont tort de faire une blague mal placée ou un commentaire qui nous diminue, que nous femmes, continueront d’avancer.

Et le but, c’est l’égalité (selon moi). Ni plus, ni moins.

Je crois aussi qu’entre femmes, on doit s’aider. On doit s’aider en se tirant vers le haut au lieu de se tirer vers le bas. On doit défoncer des portes POUR les autres au lieu de se dire que c’est une chance d’avoir atteint un stade et qu’on est LA femme. NON. Soyons LES femmes en place. Aidons-nous. Parce que le sexe ne devrait RIEN changer, comme la couleur de peau, le nom ou le lieu de naissance. Je rêve d’un monde où on atteint des stades d’un milieu de travail pour ses compétences ou son travail acharné. Pas à cause qu’on s’appelle un nom québécois et qu’on est un homme blanc. MAIS si cet homme est le meilleur, qu’il obtienne le meilleur poste. Vous me suivez?

PS: ceci est un premier article sur le sujet, la suite sous peu…

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Le look:

Chemise – Vero Moda

Pantalons – Vero Moda

Bottes – Vero Moda

Lieu – Le Crystal

Photos – Vikki Snyder

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Camille Dg
Fondatrice & Rédactrice en chef

Camille est la fondatrice du site. Jeune femme qui carbure aux projets, un défi n'attend pas l'autre. Camille est une véritable globe-trotter qui quitte le...

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Fière d’être une femme