Faits Vécus

Mon fils est né en octobre, j’ai eu la chance de vivre ma grossesse en famille, avec mes précieux amis.  J’ai eu un fastueux shower, une soixantaine de personne dans ma cour, la grosse affaire là! J’ai accouché, les gens que j’aime sont venus rencontrer le nouvel homme de ma vie.

Quelques mois plus tard, on entend parler d’un virus, je suis plutôt du genre positive, j’essaie de me tenir informée mais on ne sait pas trop ce que cela va donner. Et puis boom, ça débute en confinement progressif, les écoles ferment. Ayant beaucoup de proches dans le milieu scolaire, je tourne cela à la blague en leur disant « Hey! Bonnes vacances ».

Après, tout s’empire, je me dis, bon, OK, c’est sérieux là. Mon amoureux est dans la construction, on se dit que si les chantiers de construction ferment, là on paniquera. Le lendemain, on panique!

Mon homme reste à la maison, je ne peux plus voir ma maman (que je vois habituellement deux à trois fois par semaine, même à trente ans). J’ai peur pour mamie parce que pour ses soixante-dix-sept ans, elle est plutôt rebelle. Je ne comprends pas ce qu’il se passe, mon homme fait l’épicerie une fois par semaine, on en profite pour faire des travaux dans la maison. Bref, le confinement est plutôt doux, on se colle et on s’aime à trois.

parents famille noir et blanc mains bébéSource image: Unsplash

Puis arrive le déconfinement, il n’y a pas de mode d’emploi pour les nouveaux parents, mais ajoute «  nouveaux parents en déconfinement de pandémie mondiale »… Mal de tête en vue. Moi je suis proche de ma famille, j’ai besoin de les voir, ma mère, ma sœur et ma mamie.  Mon homme, de son côté n’est pas certain, il préfère ne pas prendre de chance avec le bébé. Même si les enfants ne sont pas touchés selon les statistiques. Il me dit «  Oui, mais s’il est l’exception », je me dis à moi-même, « Eh la la on a pas fini de pas être d’accord », mais c’est aussi ça la parentalité!

Les premiers rassemblements sont permis, nos proches veulent nous voir (lire ici voir le bambin). On commence à se voir, mais les règles sont pas les mêmes pour tout le monde, certains sont plus tolérants et disent « hey je n’ai pas le virus, je veux prendre le bébé » d’autres sont rigides (coucou mon amour) et ne veulent rien savoir. La nouvelle maman que je suis est entre deux feux, celui des gens que j’aime qui veulent prendre mon petit cœur, et mon partenaire qui ne veut pas. J’aime l’harmonie, je désire vraiment prendre les décisions à deux avec le papa de mon enfant, mais c’est vraiment difficile par moments.

Maintenant, on apprend à décrocher, tout le monde vient à la maison, mon homme se dit qu’il lâche prise, pas totalement mais quand même. Je sais que c’est difficile pour lui. Moi j’essaie de faire le plein des personnes que j’aime, et que mon fils en profite aussi. On a une belle grande famille, il en fait partie et je veux qu’il se sente aimé par tous.

parent enfant bébé bambin marche familleSource image: Unsplash

On touche du bois en se disant que c’est passé, mais soyons honnêtes, la fameuse deuxième vague nous fait peur. En attendant, les nouveaux parents, profitons de notre entourage, écoutons notre instinct et écoutons notre partenaire.

Ce que nous vivons est unique, nos parents ne peuvent pas nous comprendre, ils ne nous ont pas élevés en temps de pandémie mondiale. Serrons-nous les coudes, ça ne peut pas toujours mal aller.

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Marilyn Perreault

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