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Je sais pas ce qui me prend ces temps-ci, mais j’ai la motivation ben mêlée. Comme si le monde avait viré à l’envers, j’ai la motivation pour faire les tâches plates, mais pas la motivation pour faire avancer les choses qui me motivent d’habitude. J’ai l’impression d’avoir pogné une « reverse card » au Uno. L’envie me prend soudainement de faire le ménage du tiroir « ramasse cochonneries » que j’ai depuis que j’ai déménagé (tout le monde a ça, hein?), laver la vaisselle m’amuse, regarder le vide me semble une activité tout à fait légitime, plier mon linge me remplit de joie, lire l’infolettre de EA Electronics sur les nouveautés des Sims 4 est mon nouveau dada (non mais leur dernière mise à jour est INCROYABLE), relire un livre d’Harry Potter sur mon balcon à -6 degrés avec une grosse doudou m’excite comme aller à la Ronde quand j’avais 11 ans, mais voyons Kym, que se passe-t-il?

On le sait très bien ce qui se passe. Une pandémie mondiale, je vous apprends rien. Mais ce 8e mois de crise est le plus difficile pour de vrai. Comme si le mois de novembre, qui est habituellement un de mes mois préférés de l’année, (S/O aux participants des festikyky AKA le jour de ma fête étiré sur deux semaines) me rentrait dedans cette année par la pandémie. Je sais, ce n’est vraiment pas original de dire que la pandémie m’affecte, mais je fais partie des personnes chanceuses qui ont été un peu épargnées par la morosité de cette crise. Je n’ai jamais arrêté de travailler, j’ai vécu ma première vague en confinement avec une partie de mes humains préférés et j’ai eu le temps de mettre un peu d’argent de côté, ce qui a aidé en grande partie mon anxiété. Bref, je vivais du bonheur dans ma vie personnelle qui m’empêchait un peu de trouver le temps long, plate et triste.

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Source image : Unsplash

Ce serait mentir de dire que la COVID-19 n’a absolument rien changé de mon quotidien, comme tout le monde je pense, je m’ennuie de voir ma famille et mes amis sans limites. Mais ce que je veux dire c’est qu’à la base, j’ai jamais été un grande « sorteuse ». J’suis bien dans le confort de mon chez moi, j’aime mes joggings sans honte, binge-watcher c’est un de mes sports préférés, prendre des marches c’est mon activité pref du dimanche après-midi. Une vraie matante! Oui, la covid a changé mes vendredi et samedi soirs, mais je pense avoir pris ça moins dur que ben du monde. Alors je ne me donne pas le droit de me plaindre.

Mais j’ai hâte de retrouver mon plaisir de travailler. Parce que j’aime ma job, j’aime voir les possibilités qui s’ouvrent à moi plus j’avance et que je développe mes compétences professionnelles. J’adore l’apprentissage personnel que je fais en découvrant ce que j’aime et ce que je n’aime pas de mon travail. J’aime m’imaginer avoir un poste un jour, qui relie juste des choses que j’aime. Malgré les nombreux appels et rencontres en vidéo-conférence, on ne se mentira pas, le développement professionnel n’est pas évident à trouver. C’est difficile d’apprendre de ton collègue mentor quand tu ne le vois pas travailler au quotidien et que tu ne peux pas rester au bureau un peu pour jaser carrière, ambition et développement. Malgré tous les bons côtés, un appel vidéo ne peut juste pas remplacer le roulement de ma chaise de bureau à côté de celle de ma collègue.

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Kym Benjamin

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