Faits Vécus Lookbook

Quand on est devant le public, on s’expose facilement à la critique. Dans un monde où tous ont une voix sur le web, on peut lire, entendre et voir facilement des commentaires sur soi. Personne n’est à l’abri d’ailleurs. Quand je suis devenue blogueuse, je ne savais même pas qu’un jour le terme influenceur verrait le jour…

Aujourd’hui, je continue ma série sur la vie d’entrepreneur avec une question venant de @audreydesrosiersartiste: « Comment vis-tu avec les vagues de négativité et de bitchage?».

Oh si tu savais Audrey! Parlons-en avec plaisir! Quand j’ai commencé à bloguer, en 2008, on était loin de où nous sommes aujourd’hui avec le monde des blogueurs, des influenceurs, des youtubeurs et j’en passe. Maintenant, quand quelqu’un choisit de se mettre de l’avant sur le web, il connaît ou du moins peut imaginer comment sa vie sera transformée. Je n’en savais rien au début et je ne pouvais même pas l’imaginer. Commençons par expliquer d’où je viens. Petite, je n’étais pas la plus populaire. J’étais même ce qu’on appelait une rejet. Et ça ne me gêne pas de le dire parce que je pense que cela m’a permis de devenir qui je suis. Je pense aujourd’hui que je n’aurais pas la force que j’ai sans ces années qui en fait furent une pratique pour ce que j’allais devenir.

Commençons par parler de l’enfance et de comment ça change tout.

Être l’enfant rejet, même si on a une carapace, ce n’est pas toujours facile. J’ai du mal à expliquer pourquoi j’étais différente des autres et pourquoi je cherchais, parfois, à l’être. Comme si j’étais dans mon propre monde. Je sais que je cherchais à plaire, plus que tout au début. Je voulais me faire des amis, je voulais qu’on m’accepte et je voulais sentir que je faisais partie de la gang. Puis, je ne sais pas comment cela est arrivé, mais je me souviens d’une récréation au primaire où j’étais assise à lire et que je regardais les autres de loin. Je me souviens de ce moment comme si c’était hier. Je n’avais pas envie qu’ils m’aiment. Je n’aimais pas la plupart d’entre eux. Certains oui, mais pas tous. Et je ne voulais pas leur plaire à tout prix. Ils ne me plaisaient pas plus après tout.

Je n’ai pas été plus populaire au secondaire. J’étais encore la Camille avec peu d’amis. Et ça m’allait. J’avais mon sport hors de l’école, j’avais mes amis qui j’aimais fort. Et les autres ne m’importaient pas tant. J’ai choisi d’écouter l’opinion de certaines personnes seulement: ceux que j’aime. Les autres, leur opinion n’était pas assez importante pour moi. Le Cégep et l’Université se sont bien déroulés. Ma vie d’adulte de plus de 18 ans commençait bien. J’avais des amis, un copain (à la fois, j’en ai eu quelques uns au début de la vingtaine) et ma famille. Et je me suis alors lancée dans l’aventure de me mettre au premier plan sur Internet avec mon premier blogue.

Lors du début de la présence web et télé: on apprend

J’ai commencé à être connue sur le web et à la télé en même temps. J’avais vingt ans. De nos jours, ce n’est plus si jeune, mais ce l’était à l’époque. Au début, le web n’était pas le far west que c’est aujourd’hui. Mais les commentaires négatifs ont commencé à faire leur entrée dans ma vie. Assez rapidement, je les ai lus les uns après les autres. Au début, on mentirait de dire que ça ne fait rien. Ça blesse. On se remet en question, on se demande si c’est vrai. Et ça prend presque toute la place dans notre tête.

Rapidement, l’opinion de quelqu’un qu’on ne connaît pas peut prendre toute la place

C’est absurde. Cette personne qui écrit un commentaire méchant ne te connaît pas. Elle te juge. Et on n’aime pas le jugement négatif. Personne ne l’aime. Mais on peut s’en défaire et ce n’est pas si difficile de le faire. Il suffit de croire en soi et de savoir trouver des astuces pour se souvenir de qui on est.

  • Quand on est moindrement exposé sur le web, il faut avoir un cercle fort de personnes de confiance qui t’aiment pour qui tu es et te connaissent hors du web. Tu veux que ces personnes aiment ta personnalité et non ta présence web.
  • Tu dois t’assurer que tout ce que tu écris ou ce que tu publies te représente. Tu veux être capable de défendre tes actions. Ainsi, même si tu as des commentaires négatifs, tu sais pourquoi tu l’as fait.
  • Tu dois savoir voir la différence entre une critique constructive et une critique gratuite. Les gens sont souvent jaloux. Si tu es si touchée par un commentaire, il se peut que ce soit parce que tu penses que la personne a un peu raison. Ainsi, tu peux prendre du recul et t’améliorer.
  • Rappelle-toi que personne n’est parfait. Toi non plus et ce n’est pas si grave.
  • Finalement, dis-toi que si tu passes plus de deux minutes à penser à un commentaire, c’est trop. Si quelqu’un écrit une méchanceté (bitcherie) en deux minutes, tu n’as pas à perdre vingt minutes de ton côté.

J’espère que cela va vous aider! Voici donc, ci-bas, un look de femme d’affaires qui ne risque pas de faire l’unanimité!

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Le look:

Complet – Reitmans

Foulard – Reitmans

Chaussures – Aldo

Lieu – Le Crystal

Photos – Vikki Snyder

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Camille Dg
Fondatrice & Rédactrice en chef

Camille est la fondatrice du site. Jeune femme qui carbure aux projets, un défi n'attend pas l'autre. Camille est une véritable globe-trotter qui quitte le...

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