Faits Vécus

Aujourd’hui j’ai le goût de te rendre hommage à toi. Parce que ce que tu me fais vivre et c’est doux. Parce que malgré les 12 ans qui nous séparent, je nous sens inséparables.

Tout ça a commencé y’a plus de deux ans. On s’est rencontrés au bon moment. Je vivais dans le passé et toi, dans le futur. Ensemble on a commencé à découvrir le moment présent. Le plaisir de vivre ici, maintenant. Tu m’as fait sentir incroyablement bien, profondément libre. C’est comme si tout ce que j’étais te plaisait. Je pouvais être librement et simplement. Tranquillement, nous nous sommes créés notre vie. Une vie à l’image de nos personnalités différentes, mais tellement complémentaires. On a vécu des hauts, que des hauts en fait. On a partagé un nombre incalculable de premières fois. J’ai commencé à dire régulièrement « Je ne pensais jamais faire ça ». C’est devenu notre mantra. On s’émerveillait l’un devant l’autre. Tu admirais ma sensibilité et moi, ta force de caractère. Tu souriais devant mon immaturité et moi, devant ta maturité. J’étais comblée. Mon cœur se laissait bercer par ta présence. C’est comme si la vie savait que j’étais prête à vivre cette douceur, cette légèreté. Elle l’a placé sur mon chemin sans m’avertir et au fil du temps, il est devenu mon pilier. Je voyais en lui quelque chose de différent. Quelque chose de vrai. Je sentais que cette relation nous ferait évoluer. Je ne savais pas encore à quel point.

Source image : unsplash

Au mois de décembre, j’ai été secoué et déstabilisé. La vie m’invitait à ralentir pour mieux repartir. Cette période de turbulence n’a pas qu’affecté ma vie, elle a affecté la nôtre. Je me sentais coupable. Coupable parce que tu avais choisi de partager ta vie avec la femme drôle et pleine d’assurance que j’étais, pas avec la femme fatiguée et apeurée que je devenais. Plus je perdais mes repères, plus je te sentais perdre les tiens. Là, on vivait notre premier bas en deux ans. Un pas pire appart de ça. Sauf que nos regards ont fini par se recroiser rapidement. C’était le début d’une autre belle histoire entre nous. Je n’ai pas simplement compris la définition de l’amour, je l’ai littéralement ressentie. Je nous ai vus accepter nos vulnérabilités avec sensibilité.

Et toi, mon cartésien préféré, ma logique sur deux pattes, tu as ouvert ton cœur. Tu t’es laissé submerger par des émotions nouvelles. Tu as su voir ma force à travers mes faiblesses. Tu m’as soutenu du mieux que tu pouvais à travers mon cheminement vers l’amour propre. Tu as délaissé le temps d’un moment ton côté rationnel pour laisser place à ton côté émotionnel. C’est là que j’ai su. J’ai su que ça allait être toi tant et aussi longtemps qu’on allait s’aimer. J’ai ressenti quelque chose de nouveau, un sentiment qui n’avait jamais existé. Quelque chose qui est à la fois si puissant, mais siiii doux. Quelque chose qui ne se décrit pas, mais qui se ressent. Je te laisse deviner ce que c’est en espérant que toi aussi tu le vivras un jour. Parce que chaque être humain y a droit.

En terminant, je te dis merci. Merci de continuer à avancer avec moi devant l’inconnu. C’est beau de nous voir évoluer, de nous voir apprendre l’un de l’autre. Ensemble, nous ne sommes pas devenus plus forts. Ensemble nous sommes devenus plus amoureux et plus humains. Ensemble, nous avons créé notre vie. Mathieu, je t’aime.

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Lawrence Morin-Poliquin

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