Style de vie

 Au Cahier, nous sommes heureux d’avoir une nouvelle collaboratrice qui vous livrera des textes sur sur les familles reconstituées et la vie en tant que belle-mère. Elle est belle-maman d’une grande fille de 9 ans et elle va parler des enjeux que vivent les belles-mères et les familles reconstituées au quotidien, mais sous une lumière positive. Tout cela de manière anonyme. En espérant que vous vous retrouverez en elle…

Le moment où une femme devient mère est sans équivoque. Ça commence lorsque deux petites lignes s’affichent sur le test de grossesse. Ensuite, il y a la première échographie, le premier mouvement ressenti dans le ventre, le shower, la période de construction du nid et j’en passe. Puis arrive le moment de donner la vie, de faire connaissance avec son enfant. Tant de jalons qui marquent le passage vers la maternité.

Mais devenir belle-mère, c’est une toute autre histoire. Il n’y a pas de rite de passage, d’étape cruciale par laquelle toutes les belles-mamans passent. On n’organise pas de shower et on n’envoie pas de cartes remplies de vœux de bonheur à une belle-mère. Et pourtant, devenir belle-mère, ça chavire une vie aussi.

Devenir belle-maman, c’est différent pour chaque femme. D’ailleurs, j’avoue que j’ai fait le saut, la première fois que la toute petite a parlé de moi fièrement en disant «ma belle-mère ». Je vous jure, ça m’a pris de court, je ne m’y attendais pas du tout. Qu’est-ce qui fait de moi une belle-mère tout d’un coup? Ça m’a poussée à réfléchir.

Je ne suis pas devenue belle-mère le jour où je me suis mise en couple avec monsieur. Ça ne s’est pas produit non plus le jour où j’ai rencontré mademoiselle. Je ne pense pas que ce fut lorsque nous avons partagé, elle et moi, un premier moment de complicité. Est-ce que ça s’est concrétisé la première fois qu’elle m’a serrée fort et m’a dit «je t’aime »? Ou bien est-ce que ça s’est installé tranquillement en même temps que je commençais à m’impliquer dans le quotidien familial?

En toute franchise, je pense que je ne le saurai jamais. Ce que je sais par contre, c’est que nous sommes une foule de femmes à ouvrir nos cœurs à des enfants qui ont déjà une mère. Des femmes qui prenons la décision, chaque jour malgré les difficultés, de continuer à les aimer et à nous en occuper de notre mieux. Nous ne recevrons peut-être pas de fleurs à la fête des mères et il nous arrivera par moments de nous sentir de trop. Mais ce que nous avons toutes en commun, c’est que chaque jour, on renouvelle notre engagement envers ces enfants qu’on n’osera peut-être jamais appeler les nôtres. C’est magnifique n’est-ce pas?

Au fond, c’est peut-être ça qui fait de nous des belles-mères.

 

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