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L’automne arrive plus vite qu’on pense. Les feuilles rougissent et tombent. Il fait noir plus tôt. La mode est belle.  La température est parfaite. Le pumpkin spice latte va de bon train dans les cafés…

Y’a juste un truc. Un truc qui revient chaque foutu année, bien malgré moi.

Ma caliss de dépression saisonnière. 

Comment traiter la dépression saisonnière

J’ai beau me dire que cette année, ce sera moins pire et que je vais travailler fort pour être positive et « normale ». La vérité c’est que ça revient pire que l’année précédente. Y’a comme une vague d’amertume au parfum de tarte aux pommes qui surgit en moi. C’est pas comme si je n’avais pas essayé de voir tout le côté intéressant de l’automne dé-trompez-vous!

J’ai essayé d’avoir hâte à l’Halloween, de vouloir jouer dans les feuilles, de m’acheter des vestes ultra douces, de profiter des petits feux de foyer et de la beauté des couleurs dans la nature.

Je ne sais pas quand exactement que tout ça a déclenché. Sûrement à l’adolescence. Pis quand ça commence, je le sens arriver. 

Comme là. 

 Au moment où j’écris mes p’tits mots. Je me sens plus anxieuse qu’à l’habitude, plus fatiguée et plus négative. 

J’ai été diagnostiquée de dépression saisonnière au début de l’été. Noir sur blanc. Je me doutais déjà de ce formidable diagnostic, car je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui se produisait en moi d’année en année. Lorsque j’étais plus jeune, je mettais toujours terme à mes relations entre Octobre et Mars (parce que ça ne dure pas juste en automne cette affaire-là). Je m’enfermais dans ma chambre, et je ne voulais pas sortir voir mes amies. Je me promenais avec un foulard sur le visage toute la journée à l’école par peur d’attraper des microbes. C’est là aussi que j’ai commencé à développer un T.O.C (trouble obsessionnel compulsif) concernant les portes et les poignées de portes. Par chance, c’est moins pire aujourd’hui, mais c’est toujours présent. Je pouvais rester plantée devant une porte jusqu’à temps que quelqu’un l’ouvre, juste pour ne pas avoir à toucher la poignée.

Oui, j’ai pensé être folle. Oui, j’ai pensé que c’était de la paranoïa. Oui, j’ai pensé. J’ai TROP pensé.

C’est ça le problème avec la dépression. TU PENSES TROP. Tu restes trop longtemps et trop souvent dans ta tête avec un vieux discours que tu fais jouer sur repeat. Ca l’amène au comportement autodestructeur…

Pis ça, ça pourrit de l’intérieur comme de la moisissure. À suivre…

 

Source image de couverture : Unsplash

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Maryève Bolduc-Robitaille

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