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Je me suis donné comme tâche de parler du vagin. Mais pas la partie le fun en tant qu’organe pouvant recevoir et donner du plaisir, mais plutôt des douleurs vaginales qui sont taboues et peu connues. Et non, je ne vais pas parler de sable dans le vagin, je laisse ça à une pro. #AlloMarianaMazza!

1. Le vaginisme

Le vaginisme, c’est lorsque le vagin fait des contractions involontaires lors de la pénétration, rendant celle-ci impossible. C’est souvent accompagné d’anxiété, car on ne comprend pas pourquoi on ne peut avoir de pénétration et avoir une vie sexuelle « normale et facile », ou du moins sans douleurs.

Avez-vous déjà entendu parler de rééducation périnéale? C’est une sorte de physiothérapie pour le vagin, pour le désensibiliser. Chouette, non? Nope! Non seulement c’est douloureux, mais certaines femmes peuvent se sentir démunies, voir humiliées… C’est pourquoi il est important d’être soutenue par son partenaire ou une amie proche. Et on va se le dire: être capable d’en parler… pas une mince tâche!

2. La dyspareunie

Ça, c’est lorsque tu ressens de la douleur lors de la pénétration. C’est d’ordre physiologique ou psychologique. Dans le dernier cas, des séances avec un sexologue suffiront généralement. Lorsqu’il s’agit d’une cause physiologique, le traitement peut aller de la médication, à la rééducation périnéale ou même à la chirurgie. C’est un peu comme si tu revivais ta première fois, à chaque fois…

3. La vestibulodynie

La vestibulodynie, c’est lorsque tu as une sensation soutenue de brûlure ou de déchirure à l’entrée du vagin (le vestibule) lors de la pénétration. C’est une douleur chronique. La médication combinée à de la physio est une piste de traitement. Mais il y a fréquemment des répercussions psychologiques : mauvaise estime personnelle, anxiété, dépression etc. Le piège est d’éviter de se recroqueviller sur soi et bannir toute activité intime.

love vagina

Source: Zazzle

Pression, impuissance, isolement, etc. sont des sentiments que tu peux ressentir si tu vis avec de telles douleurs. J’en sais quelque chose parce que c’est mon cas. À l’annonce du diagnostic de dyspareunie, j’étais complètement désemparée… Ça peut paraître étrange pour certain, mais je me sentais handicapée. Une handicapée sexuelle, dont seul mon partenaire connaît mon handicap… Tous les êtres vivants sur cette planète ont des relations sexuelles, mais pour moi c’était douloureux? Je me sentais réduite… Un complexe d’infériorité sexuel s’est vite emparé de moi, ce qui m’a malheureusement poussée à accepter de faire certaines choses que j’aurais refusé autrement, par peur de me sentir encore plus diminuée.

C’est la raison pour laquelle je tenais à écrire cet article. Le premier conseil que je peux donner, c’est d’accepter et d’apprendre à aimer son vagin, malgré ses imperfections. Surtout, il ne faut pas être gênée d’en parler, d’aller consulter et, surtout, il ne faut pas s’isoler parce que si tu vis avec de telles douleurs, tu n’es pas la seule.

C’est après avoir accepté ce que j’avais que j’ai été capable d’en parler et de m’assumer. Ne t’isole pas, et trouve-toi une confidente. Si ton partenaire ne t’accepte pas comme tu es et ne te soutient pas, éloigne-toi de lui. Tu es parfaite comme t’es. Et ton corps, c’est le tien.

Source de la photo de couverture: WomensHealthMag 

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