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En ce mois de mars, je trouvais important de prendre le temps de parler d’un sujet un peu plus tabou, la température étant changeante (imprévisible), le moral peut le devenir tout autant. Un jour on se sent prêt à échanger nos bottes de ski contre nos petites bottes de printemps et cela peut être dur sur le moral des gens autour de toi ou même ta propre personne.

Ceci m’amène à faire part d’une situation que je vis personnellement et que je trouve important de connaître avant de peut-être juger une personne. Peu de gens le savent, mais certaines personnes souffrent de dépression saisonnière à ce temps-ci de l’année, et j’en fais partie.

Mais qu’est-ce que la dépression saisonnière?

Je ne suis pas médecin, je ne te ferai pas un texte qui te décrira spécifiquement ce qu’est la dépression saisonnière et comment soigner ce trouble. Par contre, je vais te partager comment je vis avec cette maladie et comment je la « contrôle ».

À la base, la dépression saisonnière commence dès la saison automnale et se poursuit jusqu’au printemps. Pour certaines personnes, elle va se faire sentir plus fortement lorsque le temps froid est à nos portes ou après le temps des fêtes. Pour ma part, ma dépression saisonnière se fait plus sentir aux alentours du mois de janvier. (C’est différent pour chaque).

Elle s’infiltre dans ma vie à petits pas.

Les symptômes les plus fréquents pourraient se décrire par un blues : La fatigue qui peut se faire ressentir avec de l’insomnie (on a alors un besoin croissant de sommeil), le manque d’énergie, l’envie de s’isoler, le sentiment de tristesse/irritabilité, une perte d’intérêt pour des activités quotidiennes de la vie, etc.

Les gens vivant avec la dépression saisonnière manquent de lumière, de soleil.

Personnellement, je les ressens tous, chacun à leur niveau. J’ajouterai que mes symptômes peuvent changer à chaque année, seul mon cerveau sait pourquoi il me fait sentir ce symptôme ou pas. Mais cette année, je ressens tous les symptômes ci-dessus. Mes symptômes peuvent se concrétiser en me faisant faire des choix impulsifs sur ma routine de vie; lâcher mes études, changer d’emploi, etc. Rien de bien grave, mais bon… Pour vous mettre en contexte, habituellement, je suis une femme pleine d’énergie qui aime socialiser, qui adore passer du temps avec ses amies, je dors à des heures « normales », etc. Mais lorsque les symptômes embarquent, je change du tout au tout et cela peut me prendre quelques semaines pour le réaliser.

Mon corps essaie de me parler, me faire comprendre que j’ai besoin de soleil et de me recentrer sur ma personne.

hiver dépression saisonnière arbres glacésSource image: Pexels 

Certaines personnes vivant avec ce trouble vont avoir recours à de la médication : le plus important à faire c’est d’aller confirmer avec un médecin le diagnostic. Celui-ci pourra vous guider vers les bons traitements adaptés à vous! Pour moi, la luminothérapie semble faire son travail. J’utilise ma lampe une fois par jour pendant environ 30 à 45 minutes en effectuant mon yoga ou en prenant un moment de relaxation pour moi. (Pour connaître les effets de la luminothérapie, il est mieux de se renseigner avec un professionnel de la santé). En gros, je peux te dire que la luminothérapie est une lampe dégageant environs 10 000 lux (sa force) qui vient copier les effets de la lumière naturelle. Elle donne au cerveau la dose de soleil (de façon synthétique) que celui-ci a besoin pour rétablir mes émotions et tout le tralala débalancés par ma dépression saisonnière. Chaque personne va réagir différemment à la luminothérapie, il y a en a chez qui elle prendra que quelques jours pour faire sentir ses effets et chez d’autres, quelques semaines. Il est important de s’écouter, savoir comprendre comment on se sent à l’intérieur et comment on peut se sentir personnellement mieux. On est la meilleure personne pour savoir lorsque quelque chose cloche.

Ne sois pas gêné de te renseigner au niveau des signes et des symptômes de la dépression saisonnière ou de toute autre maladie mentale. C’est aussi important de soigner son intérieur que de soigner son extérieur. Et si je peux me permettre de donner un dernier conseil ; ose changer tes habitudes de vies si celles-ci semblent te nuire. C’est bien de changer de petites comme de grosses parties de sa vie pour s’assurer de son bien-être personnel. Sans oublier que la personne la plus importante à tes yeux devrait être ta personne. Permets-toi de sentir, ressentir, vivre à 110% la vie qui t’es donnée.

Pour ceux qui se sentent plus fragiles ces temps-ci, je suis là pour toi (de loin ou de proche).

On va passer par-dessus.

« Si tu veux l’arc-en-ciel, tu dois supporter la pluie » – Dolly Parton

soleil nuages ciel bleuSource image: Unsplash
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Jade Roy-Leclerc

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