Bébé & Cie Faits Vécus

J’ai tout récemment terminé de longues heures de travail sur une table d’opération en salle du bloc opératoire pour une césarienne afin de donner naissance à mes petites jumelles. J’ai aussi trois autres amies dues dans les mêmes dates d’accouchement que moi qui ont terminé de la même manière et une quatrième qui a accouché par voie naturelle. Qui dit opération, dit accouchement non naturel, dit aussi complications, ce qui peut causer de la crainte chez les jeunes mamans. Il va de soi que la césarienne ne doit pas être prise à la légère. De plus, les médecins attendent très longtemps, même parfois trop longtemps avant de proposer cette option aux mamans souffrantes. Pour ma part, j’ai travaillé environ 20-24 heures avant que le médecin me recommande la césarienne. J’ai pris moi-même une heure de plus pour y réfléchir et sans compter les trois heures supplémentaires pour que la salle d’opération soit prête.

Tout compte fait, le médecin, mon copain et moi sommes très heureux du dénouement, car lors de l’opération, les médecins ont pu constater que les bébés étaient emboîtés d’une telle manière qu’il m’aurait été pratiquement impossible d’accoucher naturellement. Mon utérus a tellement travaillé de longues heures que lorsque les médecins m’ont arraché les deux placentas (jumelles di-di donc deux placentas), j’ai fait une hémorragie interne, ce qui a causé plusieurs complications : est-ce qu’avoir attendu moins longtemps aurait pu m’éviter ça… peut-être ?

Je tiens aussi à mentionner que dans le cas de plusieurs de mes amies, la césarienne a été demandée d’urgence parce que les cœurs des petits bébés ne supportaient plus les contractions. Alors, est-ce que ça vaut la peine de s’acharner si longtemps pour avoir un accouchement naturel : ma réponse, peut-être pas !

Jumeaux Source image : Unsplash 

Les 4 choses que j’aurais aimé savoir avant :

  • La cicatrice de la césarienne ne paraitrait pratiquement plus (et je suis juste à une semaine post accouchement)
  • Les recommandations du médecin ne sont que des recommandations fortement suggérées, mais il est aussi possible d’y aller selon ton seuil de tolérance à la douleur. L’important c’est d’écouter son corps. Mon corps a une capacité de guérison très rapide et j’ai pu me remettre plus rapidement sur mes jambes que ce qu’on m’avait dit. Il faut y aller un jour à la fois. Il est vrai que nous sommes charcutées et puis brochées sur trois épaisseurs. Nous devons prendre notre temps et y aller petit à petit.
  • J’ai eu une zone indurée dans le bas du ventre dès ma sortie de l’hôpital. À vrai dire, je n’ai pas énormément de gras et le ventre assez plat. Le petit boulet laissé dans la zone de chirurgie m’inquiétait énormément. L’important c’est de la masser, d’appliquer des compresses chaudes, de crémer abondamment et d’abuser de cellules de vitamine E. Le tout va s’estomper. Il ne faut pas lésiner, il faut commencer à masser et faire des pressions dès que nous sommes en mesure de tolérer la douleur. Je recommande que les broches soient enlevées avant de toucher la plaie (soit 5-6 jours après accouchement) et de toujours se laver les mains.
  • Il est pas mal plus facile de recommencer l’entraînement après une césarienne qu’après un accouchement naturel. Je tiens à mentionner ici pour la course à pied. Un accouchement naturel affecte énormément le plancher pelvien, ce qui est moins dommageable lors d’une césarienne parce que le bébé sort par la deuxième porte et non la porte principale ! Il est recommandé de faire affaire avec une spécialiste afin d’avoir le GO pour recommencer à courir et éviter la descente de vessie ou d’organes et tout le tralala. Dans de nombreux cas, les femmes qui accouchent par césarienne peuvent recommencer la course avant celles qui accouchent naturellement : un bon point positif pour moi ça !

Alors voilà j’espère que j’ai pu éclairer certaines inquiétudes. Et toi, qu’est-ce qu’on avait oublié de te dire avant la fameuse césarienne ?

Source image couverture : Unsplash
-->
Un article de
Geneviève Asselin-Demers's Avatar
Geneviève Asselin-Demers

Un mot pour décrire Geneviève : énergique. Toujours 1001 projets en tête, elle se lance toujours des nouveaux défis qu’elle complètera à coup sûr. Sportive...

Lire la suite
Mes articles 
Articles suivants
Article Featured Image

Tu as besoin d'écouter ces cinq femmes Dj de Montréal