Faits Vécus

Pour la troisième fois de ma vie, je faisais face à une dépression…

Si tu es déjà passé par là ou que tu le vis présentement, tu comprends de quoi je parle…

La dépression est un des plus grands défis que l’on puisse vivre. C’est un combat de tous les jours que l’on mène contre soi-même. Tu peux être riche, pauvre, une bonne mère, un bon père, une mauvaise mère, un mauvais père. La dépression ne discrimine personne. Tu peux mener la plus belle vie qui soit et quand même être dépressif.

C’est semblable au sentiment de tomber dans un puits sans fin. Tu veux t’en sortir, mais tu ne trouves pas l’énergie pour y arriver. Tu ne peux pas te concentrer, ni penser clairement. Dans plusieurs cas, il y a un déclencheur, un évènement perturbateur ou un échec quelconque.

Il est difficile de faire face à l’échec; l’échec amoureux, l’échec familial, l’échec scolaire ou l’échec sportif. Il est tellement facile de donner trop d’importance à nos erreurs ou à ce que nous aurions pu faire différemment. Ne remettons pas notre sort ou notre humeur entre les mains de ces émotions négatives. Nous sommes humains, nous faisons de notre mieux.

Le crédit revient à la personne qui prend le risque, qui tente sa chance. Celui ou celle qui sue, qui saigne, qui échoue et recommence encore et encore, car il ne peut pas y avoir d’efforts ni de persévérance sans erreurs et recommencements. Celui qui connaît l’enthousiasme, qui se dévoue complètement à une cause valable, celui qui connaît la gloire des triomphes; tous peuvent échouer, mais ils échoueront en étant grandement audacieux, puis se relèveront. Autrement dit, soyons cette personne qui a le courage de faire face aux grands défis et ainsi, accomplir de grandes choses. Prenons le risque d’échouer quitte à devoir se relever, si nécessaire. Ne faisons pas partie de ces gens qui ne connaissent ni la victoire, ni la défaite.

Prenons la décision consciente d’être cette personne qui continue d’avancer alors que ce serait tellement plus facile d’abandonner. Ne reculons ou ne faisons pas demi-tour simplement parce que le chemin qui se dessine devant nous est plus ardu. Laissez les autres mener de petites vies, mais pas vous. Laissez les autres pleurer pour de petits maux, mais pas vous. Laissez les autres remettre leur futur dans les mains de quelqu’un d’autre, mais pas vous.

homme pleure noir et blanc tristeSource image: Pixabay

Bien sûr, tout ça demande inévitablement de faire face à la peur d’échouer. La peur d’avoir l’air fou. La peur de ne simplement pas être à la hauteur.

La dépression agît souvent comme des œillères. Elle concentre toute notre énergie sur ce qui nous affecte à ce moment précis de notre vie, nous empêchant ainsi de voir toutes ces belles opportunités qui nous sont offertes quotidiennement. Soyez grands, soyez humbles et reconnaissants. Les opportunités d’apprendre de ceux qui ont marché avant nous ainsi que de ceux qui marchent à nos côtés.

Bertrand de Chartres disait : « Nous sommes comme des nains juchés sur des épaules de géants, de telle sorte que nous puissions voir plus de choses et de plus éloignées que n’en voyaient ces derniers. Et cela, non pas parce que notre vue est plus puissante ou notre taille avantageuse, mais parce que nous sommes portés par leur haute stature et leur savoir. »

Plus simplement, ceci veut dire que nous pouvons facilement bénéficier des succès et échecs de nos prédécesseurs, de leurs expériences et de leurs écrits. Nous avons le privilège de vivre à une époque où l’accès à l’information et aux connaissances sont accessibles comme jamais auparavant. N’ayons pas peur de monter sur leurs épaules et d’utiliser cette richesse. Que ce soit en s’instruisant nous-mêmes ou en consultant des spécialistes qui pourront mettre à profit ces décennies d’expériences acquises.

Notre défi est de continuer de grandir pour le mieux. Le futur est réellement entre nos mains. Oubliez les rêves à trop long terme. Poursuivons passionnément nos objectifs et nos rêves à court-terme. Travaillons avec fierté sur ce qui se présente devant nous car réellement nous ne savons pas où nous terminerons ni même quand nous terminerons. Faisons donc un pas à la fois…

Mon nom est Francis Poupard, je vis (et je vais probablement devoir continuer de vivre) avec des épisodes de dépression chronique. Je n’en ai pas honte, bien au contraire. Malgré les défis évidents, je suis fier de me relever en étant une meilleure personne à chaque fois.

Peut-être ne te sens-tu pas à la hauteur en ce moment, mais je te promets, ça s’améliore peu à peu et on finit par s’en sortir grandi…

homme seul montagnesSource image: Pixabay
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