Faits Vécus

Eh boy! Ça ne fait même pas quatre secondes que ma fille est au secondaire qu’elle veut déjà être autonome. Veux-tu ben m’dire ce que je dois faire pour la retenir à la maison? Sérieux, elle a à peine deux heures d’expérience d’utilisation des transports en commun que la «mademoiselle autonomie» veut déjà traverser la ville d’un bout à l’autre. Pis quand je dis qu’elle a deux heures d’expérience, on s’entend qu’elle a monté dans l’autobus au coin de la rue et qu’elle est descendue sept minutes plus tard. Et ça, c’était il y a deux heures!

À quel moment exactement cette enfant a arrêté d’être une enfant? Parce que si j’ai bien vu passer la transition de bébé à petite fille et de petite fille à grande fille, je t’assure que je n’ai pas vu passer celle de grande fille à… maintenant! Le «maintenant», il est arrivé subitement un matin de juillet. La veille, elle était pourtant allée se coucher en grande fille. Et pourtant, sans avertissement, le lendemain matin elle s’est levée à l’étape du «maintenant». D’ailleurs, je ne sais pas trop comment l’appeler l’étape du «maintenant».

Elle n’est clairement plus une enfant. Elle porte mes vêtements depuis quelques mois, elle me dépasse d’un centimètre depuis le milieu de l’été, elle va chercher ses petites frères à l’école pour que je puisse aller dans des 5 à 7 après la job et elle est un peu gênée quand le caissier de la pharmacie est un joli jeune homme. Plus une enfant, ça c’est sûr, pas de doute là-dessus, c’est fini! Mais malgré tous ses intérêts et agissements de jeune femme, elle est évidemment encore bien loin d’être une adulte.

erika dandavino maman et fille ado

Alors elle est quoi? Une adolescente?!? Pitié, nnnooooooonnnnnnnnnnnnn!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

C’est ça. Voilà. Je dois me rendre à l’évidence. Ma fille est une ado!

Une gentille ado. Je dirais même, une incroyable ado. Pour l’instant du moins. Parce que si ma fille est un être humain extraordinaire (sans blague elle est vraiment merveilleuse), je ne peux quand même pas être complètement certaine que notre famille va survive sans heurt à cette étape si intense qu’est l’adolescence.

Il me semble que c’est supposé être difficile l’adolescence, non? Si je me fie à cette période de ma propre vie, je me souviens que j’en ai fait en masse des niaiseries et que mes parents n’ont pas toujours trouvé ça très drôle… Jamais rien de très grave ou de très dangereux. Enfin, je pense!?! Ou du moins, si j’ai fait des trucs graves ou dangereux, je ne m’en souviens plus (ah, la mémoire, cette merveilleuse faculté qui oublie) ou il n’y a pas eu de conséquences assez importantes pour laisser des traces. Je suis peut-être juste chanceuse dans le fond (et les réseaux sociaux n’existaient pas dans ce temps-là)!  Mais, oui, j’en ai quand même fait en masse des petites ou moyennes niaiseries! Des trucs que mes parents ont su, d’autres que j’ai seulement raconté à ma mère une fois rendue adulte et plusieurs que je ne raconterai certainement pas à ma fille avant qu’elle-même soit adulte…

Parce que c’est bien beau la proximité mère-fille, mais je ne vais sûrement pas lui donner de mauvaises idées avant le temps.

Quoique la notion de «mauvaise idées» est bien relative. Car quand je prends le temps d’y penser, je trouve que j’ai eu une maudite belle adolescence et je ne regrette rien de ces années-là. Toutes les niaiseries et les mauvaises idées de ma jeunesse sont aussi responsables du bon temps que j’ai passé et ont contribué à forger la personne que je suis aujourd’hui.

Mais on dirait que même si je souhaite à ma fille que ses prochaines années soient géniales, remplies d’expériences, d’aventures et d’expérimentations, je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. Je comprends que ma fille est une adolescente, je réalise ce que cela veut dire et j’imagine les années à venir. Mais comment je fais pour qu’on passe à travers sans CA-PO-TER!!!

Peut-être que mon problème au fond ce n’est pas que ma fille soit maintenant une adolescente, mais c’est plutôt que moi je suis une mère. Et être une mère, ça vient évidemment avec son lot d’inquiétudes. Alors c’est quoi la solution?

Peut-être que c’est tout simplement de relaxer, prendre une petite bière, fumer un petit joint (en souvenir de ma propre adolescence) et attendre que ça passe. Et qui sait, ça va peut-être très bien se passer. Ou pas! Et si c’est le cas, la suite dans un prochain épisode.

Source image de couverture: Unsplash
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Érika Dandavino

Érika est d’abord et avant tout une Montréalaise dans l’âme. Elle est née sur l’île, y a vécu toute sa vie et considère que c’est...

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