Voyage

L’évasion est en vogue et le soleil brille de mille feux. Les deux mains sur ton clavier, tu rêves de briser ton quotidien, de faire différent, de partir, toi aussi. C’est l’été après tout et tu sais que tu mérites amplement tes vacances qui arriveront enfin, dans quelques semaines. Partir. Peut-être est-ce tes 1000 abonnés et leurs 1000 photos de globe-trotteurs qui t’influencent, mais il semble que prendre la fuite pour un pays qui n’est pas le tien a quelque chose d’exotique, d’intriguant, de ben tentant. Tu te dis qu’il serait grand temps d’arrêter de contempler passivement la vie si palpitante de tes ami(e)s et d’enfin prendre la tienne en main. C’est décidé, je pars.

Avec quel argent?

La voilà, ladite question qui tue, destructrice de rêves et d’opportunités. Par chance, je suis là pour y répondre, en t’offrant mes conseils pour diminuer au maximum le coût de ton voyage! Tu me remercieras plus tard!

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1. Destination à proximité

Choisir une destination plutôt près de chez soi est à privilégier pour un voyage à faible coût : s’il est possible de se rendre en auto, c’est un avantage économique important! S’il faut absolument prendre l’avion : moins c’est loin, moins c’est cher! Je n’essaie pas de t’inciter à aller faire un tour à Matane, mais admettons qu’un road trip en Californie fait moins cul-cul. Si jamais l’option « avion » est confirmée : prends-toi à l’avance ou très dernière minute, les prix sont souvent plus bas! La règle d’or reste de vérifier quotidiennement le coût du billet, de suivre son feeling et de se fier à sa bonne étoile.

2. Voyage nocturne

Si tu veux te déplacer d’un pays à l’autre, prendre un autobus de nuit peut parfois diminuer considérablement le coût du billet et te permet, en plus, d’épargner une nuitée dans un hôtel/auberge. Tu parles d’un bon deal! Avec ce point, je te lègue une liste d’essentiels à traîner avec toi, si tu ne tiens pas à passer la pire nuit de ta vie. À toi qui a le mal de transport : gobes-en des Gravols, n’aies pas peur, parce qu’effectivement, ça brasse un bus et encore plus lorsque tu essaies de dormir! Sinon, un coussin est à prescrire (ou une petite pile de vêtements, si tu ne transportes que le nécessaire) ainsi qu’une couverture (ou d’autres vêtements, on fait avec ce qu’on a). Finalement, ce n’est pas parce qu’il fait noir que les autres passagers cessent obligatoirement leurs activités pour se mettre en mode nuit. Dans ce cas, je te conseille de te concocter une liste de lecture nocturne et d’utiliser tes écouteurs en guise de bons vieux bouchons.

3. Se régaler à l’épicerie

Qu’on soit dans n’importe quelle ville du monde, on aime donc ça se faire servir un bon repas. Prendre une photo de son plat aux allures d’œuvre d’art, interagir avec le beau serveur, boire une ou deux coupes de vin et goûter à des saveurs qu’aucune épice ne saura donner à nos modestes plats « maison ». Oui, l’expérience culinaire autour du monde vaut la chandelle, mais sa fréquence propulse de façon exponentielle le coût du voyage. La solution : faire son épicerie. Tu la fais hebdomadairement au Québec, alors pourquoi changerais-tu tes bonnes habitudes? Cuisiner la majorité de ses repas diminue drastiquement le coût de son voyage en plus de t’assurer, je l’espère, une meilleure santé. Mon truc de pro : troquer sa corne d’abondance pour les classiques toasts au beurre de peanuts, très nourrissantes.

4. Plus on est de fous, plus on rit

Ce n’est pas toujours possible, mais voyager en gang réduit énormément les coûts, surtout lorsque vient le temps de choisir son hébergement. Fini le temps de l’auberge de jeunesse à 65$ la nuit par personne. Pourquoi payer si cher et dormir collectivement dans un dortoir, alors qu’on peut louer un airbnb à cinq personnes et débourser le cinquième du prix? Je vous l’accorde, l’ambiance n’est pas la même certes, mais ceci reste une bonne façon d’économiser. Sinon, voyager en gang permet souvent d’obtenir des rabais de groupe pour les activités environnantes, ce qui peut s’avérer très avantageux pour vous!

5. Éviter les flaflas

Partir en voyage est, pour nous, un synonyme de « se gâter ». On se gâte, on prend du temps pour nous, on s’en permet un peu plus, mais force est de ne pas trop s’emporter. La tentation sera partout: les couleurs, les tissus, les chaussures. C’est facile de se laisser tenter et d’acheter tous les accessoires mode que le Québec ne nous offre pas nécessairement. Il faut garder son budget en tête avant de partir en peur et d’acheter un cadeau-souvenir pour la cousine de son beau-frère! Si résister à la tentation est trop difficile, il faut au moins savoir se restreindre. Pour ma part, j’ai pour dire qu’une bébelle souvenir n’atteindra jamais la satisfaction d’un vrai souvenir, emmagasiné dans la mémoire.

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Sur cette morale, j’espère que ton passeport est prêt à partir et qu’il trouvera sa place dans ton portefeuille, entre ton budget serré et tes grandes ambitions.

Alors, dis-moi, quelle sera ta prochaine destination?

 

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Laurence Lemay-Joyal

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