Faits Vécus Style de vie

On me questionne: «Jeune, étais-tu aussi extrême?» Et bien je ne m’en souviens pas, mais fort probablement… extrémiste

D’où provient ce côté obsessionnel, quand est-ce que la « switch » a viré de bord, qu’est-ce qui a changé dans ma vie pour que je devienne aussi intense? Je me pose ces questions assez régulièrement, mais aucune réponse n’émerge. extrémiste

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J’aime sortir du lot, me faire remarquer, être différente, faire réagir… Est-ce seulement pour avoir de l’attention? Est-ce que j’ai manqué d’amour dans mon enfance? Est-ce que j’ai vécu un traumatisme et j’ai encore des répercussions? Est-ce que j’ai manqué un virage, qui a fait que je me cherche encore? Est-ce qu’il me manque des chromosomes ou des neurones qui contrôlent le repos, la tranquillité et la relaxation? Est-ce que j’ai un défaut de fabrication?

Toutes ces questions doivent-elles obligatoirement être répondues pour continuer de vivre? Quelles questions méritent d’être répondues et avoir une explication rationnelle? Quelles questions peuvent rester sans réponses ne t’empêchant pas de poursuivre ta route? Où se trouve la ligne entre être rassurée par des explications ou vivre l’anxiété de l’inconnu?

Je pense que toute notre vie, nous nous questionnerons sur le « pourquoi » est-ce que je réagis ou j’agis comme ça, le « comment » j’envisage de prendre les épreuves qui se présenteront à moi et le « où », « quand », « qui », « quoi » de tous les petits évènements du quotidien. L’être humain est fait pour se questionner… mais qui d’autre que nous pourrait avoir le contrôle de nos pensées et nos actions… extrémiste

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Je suis extrême, j’aime mettre mon 100% dans ce que j’entreprends. J’aime aller jusqu’au bout de mes défis, au sommet des montagnes que j’escalade même si je termine en hypothermie, à moitié morte, en rampant.. Je termine peu importe la condition dans laquelle je suis… Et bien là, je viens de mettre le doigt sur le bobo!

Il n’est pas néfaste d’être ce qu’on peut appeler extrême, tant que ta vie ou la vie des gens qui t’entourent ne soit pas en danger. Tu as le droit de faire tes trucs à 100%, de t’entraîner 20 heures semaine, de courir plus que la moyenne, de calculer tes heures pour être la plus efficace possible, à planifier tes moindres gestes, à organiser et nettoyer ta maison pour que le blanc soit plus que blanc… Peu importe ton côté obsessionnel, tant et aussi longtemps qu’il n’entre pas en conflit avec ton mode de vie, qu’il te permet d’être en équilibre dans tes décisions, que les gens qui t’entourent ne soient pas brimés par ce que tu t’infliges: IL EST OÙ LE PROBLÈME? J’ai tendance à te répondre qu’il n’y en a pas de problème : vis ta vie à fond comme il te plait. Abuse de ce qui te plait tant que ça ne devienne pas une obsession destructrice, équilibre ton coté obsessionnel pour faire de la place à autre chose, à tes amis, à d’autres activités, à des sorties…

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Si tu te sens libre dans tes choix, tu n’abuses pas de ton corps, que tu sois honnête dans tes actions et tes paroles!!! ET LÀ EST LA QUESTION. Quand quelqu’un te demande: mais tu n’as pas mal, tu n’es pas blessée, tu ne te sens pas fatiguée… Il faut que tu te connectes avec ton corps, que tu ressentes vraiment tes besoins, tes douleurs, ta fatigue mentale ou physique et que tu répondes honnêtement à ces questions pour toi et ton bien-être! Je ne parle pas ici de fatigue quand le sofa te tente plus que d’aller t’entraîner au gym… mais d’une fatigue réelle où ton corps t’interpelle.

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Tu te questionnes.. mais comment reconnaître la différence… et bien voici mes petits trucs (mais si vous en avez d’autres ne vous gênez pas pour les partager je pense que je ne suis qu’au tout début de la prise de conscience et que j’ai un long chemin ardu à faire encore)

  1. Prends 3 grandes respirations profondes où tu sens tes côtes qui s’élargissent à leur maximum …. Rentre dans ton corps et regarde si tu as des tensions, où elles se situent et si elles te blessent.
  2. Fatiguée ou pas, déplace-toi à l’entraînement ou mets tes souliers, sors dehors et va courir… si après 5-10 minutes, tu as mal et que tu sens que tu n’as pas la force physique ou mentale, retourne chez toi, si par contre tout se replace… c’est juste de la motivation qu’il te manquait haha!
  3. Pose-toi la question suivante : j’y vais ou j’agis ainsi pour quelle raison? Si ta motivation est valable et sans possibilité de te détruire mentalement ou physiquement : FONCE, sinon demande-toi si ça vaut vraiment la peine!

Sur ce, bon questionnement, ou tout simplement bonne journée! Vivez-la à votre façon… à l’extrême ou non!

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Geneviève Asselin-Demers

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