Faits Vécus

Une des choses qui me rend le plus mal à l’aise, c’est quand quelqu’un de mon passé tente de me rejoindre ou de reprendre contact avec moi.

«Hey, c’est moi…Je voulais juste prendre de tes nouvelles, tu me manques.»

Tu relis le texto plusieurs fois de suite, nerveuse, excitée en te demandant : Quoi ?

Tu te sens bizarre, toute à l’envers.

Pendant longtemps, j’acceptais de le faire entrer de nouveau dans ma vie, comme ça, sans négociations ou de conditions, tentant de me convaincre qu’elle était une meilleure personne.

Qu’elle ne referait pas les mêmes erreurs et que ça ne finirait pas comme la dernière fois.

Mais souvent, j’ai tort. Et à chaque fois, je le regrette.

Parce que le sentiment de déjà-vu et l’impression de revenir sur mes pas me hantent plus que tout jamais.

Amitié

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Parce que je ne suis qu’une trop bonne personne, qui tombe toujours dans le même panneau facilement, qui pardonne rapidement et qui se soucie trop des autres.

En m’oubliant moi.

Parce que je me dis que ça va être mieux, que je vais être plus heureuse, parce que je refuse d’admettre qu’en réalité, ce n’est pas la personne qui me manque, mais tout simplement les souvenirs qui viennent avec.

Nope, savoir dire non

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Pis j’ai appris à dire non.

Je dis non, parce que ça m’a pris plus d’un an pour l’oublier. Oublier cette personne qui croit qu’elle pourra revenir dans ma vie en cinq petites minutes. Le plus important, c’est que ces cinq minutes trahissent tous mes efforts, ma force, les nuits à pleurer, les cauchemars, mon anxiété et mes plus profondes douleurs qui j’ai cru, allaient être finalement guéries.

Mais je suis trop naïve, c’est ça mon problème. Mais j’ai appris à dire non.

Parce que je suis bien, je vais bien et je suis à la bonne place aujourd’hui. Aussi parce que ma vie présentement est trop fragile pour rapporter un bout de mon passé. Parce que j’ai travaillé tellement fort sur moi,  toi qui m’as détruit en quelques secondes. Pas pour l’instant, pas pour l’année prochaine, peut-être dans un futur proche ou peut-être même jamais.

Mais pour l’instant, je suis bien.

Et je dors bien, parce que ces souvenirs ne me hantent plus et je suis finalement en paix.

Source de l’image de couverture  

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