Parce qu’il y a de l’espoir.

Vous savez les récits de fille en peine d’amour, ces textes qui vous font pleurer, qui vous font croire que l’amour c’est mal. Vous savez ces récits où Juliette écrit des vers sous la lueur d’une simple bougie, dans un journal jauni et vagué par le flot de larmes versées par celle-ci. Vous savez aussi que nous sommes en 2016 et que Roméo et Juliette a été écrit en 1597, que le mot Amour n’a jamais changé de définition. Vous savez aussi que les films américains forgent l’espoir d’un seul et unique amour. Vous savez que Noah et Ally sont morts peau contre peau par l’amour qui les unissait. J’imagine aussi que vous savez que Thor revient toujours voir Jane.

OUI! Vous savez, vous croyez, vous espérez et vous pleurez, vous criez, vous buvez…

L’Amour est un sentiment qui ne s’explique pas. Impossible pour moi qui suis une amoureuse passionnée de vous expliquer comment, pourquoi. Ça nous prend par surprise. Ça arrive quand on s’en attend le moins et vous savez que ça nous fait sourire, ça nous fait maigrir, ça nous rend belle, heureuse, on ne peut pas expliquer, mais tout est si beau quand le reflet de nos yeux rend les miroirs jaloux. On se sent invincible, puissante, enfin les papillons prennent leur envol, on peut les sentir au moindre contact avec celui qui nous dit je t’aime plus souvent qu'il ne le faudrait. 

Vous espérez qu’il sera toujours là, vous espérez toujours ressentir ce bonheur et tout d’un coup, vous savez quoi! Ça déchire, ça casse, ça brise, votre envolée de papillons prend feu tout au creux de votre poitrine, vous la sentez, elle se consume et vous brûle au passage. L’Amour, le dictionnaire appelle ça un sentiment d’affection, il est toujours là, il vous hante, les nuits de solitude sont trop longues, trop douloureuses. Vous devez vous enfuir, la solitude est trop cruelle, elle vous rattrape. VOUS SAVEZ, QUOI ! Boire, Boire… Oublier enfin, des amis de nuits, mal choisis… Des décisions, non, plutôt des coups de tête. Les miroirs jaloux rient de vous. Ils vous renvoient le reflet de vos yeux vitreux, rougis, mouillés. Votre corps est lâche, mais où est passé le beau, vous savez, j’ai perdu ma puissance, mon sourire, mon bonheur.

Si j’étais en 1597, j’écrirais sur les pages jaunies d’un vieux journal sous la lueur d’une bougie, je ferais onduler les pages avec mes larmes et le silence des nuits de solitude me hanterait à chaque souffle coupé par le chagrin. Mais vous savez qu’en 2016, je peux me permettre de camoufler le silence par ma Playlist de nuit, d’écrire mes mots sous la lueur de mon clavier et que ma page Word ne jaunira pas au fil des saisons. Alors je me dis qu’il y a de l’espoir, que les temps changent, que Juliette a été faible, qu’Ally est revenue et que Jane s’en sort toujours. Vous savez, je ne veux pas mourir de chagrin, je veux retrouver des papillons, moins inflammables cette fois-ci… Je n’ai pas envie que mon récit de fille en peine d’amour vous fasse croire que l’Amour est cruel, vous savez qu’en 2016 on peut trouver son véritable Amour. Il suffit de garder espoir et de déjouer les vilains tours du miroir, vous savez autant que moi que vous êtes les seules à pouvoir contrôler votre bonheur, ne vous laissez pas berner par vos yeux vitreux, rougis et mouillés parce que vous savez qu’ils finiront par recommencer à briller. 

worthit

source: jclairephoto