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De nos jours, la vie est tellement diversifiée. On nous clame haut et fort d’accepter toutes les origines ethniques, tous les milieux sociaux, tous les sexes, toutes les orientations sexuelles et j’en passe. Par contre, lorsqu’il est question de santé mentale, tout le monde chuchote. Les maladies de l’âme doivent être vécues pratiquement dans le silence. Mais pourquoi ?

Une amie se confie à nous. Elle nous murmure, presque en pleurant, de ne surtout pas en parler, au grand jamais, à personne. Elle a tellement honte. Elle ne veut surtout pas que les gens sachent que c’est une « malade mentale », tsé.

On ne va pas bien depuis plusieurs mois déjà. On hésite à consulter, on a peur. Puis, finalement, au bout du rouleau, nous n’avons plus le choix. Et alors, le diagnostic tombe. Dépression majeure. On nous met en arrêt de travail, on a honte. On sait que ça murmurera derrière notre dos, qu’on sera un sujet de discussion à la pause du matin, tsé.

Maladie mentale trouble santé dépressionSource: Pexel

Pourquoi, en 2018, devons-nous encore avoir honte d’avoir une maladie mentale ? Pourquoi est-ce si marginalisée? On crie haut et fort de faire preuve d’ouverture d’esprit, mais dès qu’il est question de santé mentale, on se cache. On se sent jugés, dépréciés. Comme si, en plus d’un diagnostic qui est loin de nous enchanté avouons-le, on avait en plus besoin d’affronter cette pression sociale.

Schizophrénie, TOC, TAG, phobies, bipolarité, TDA/H, TPL, Gille de la Tourette, dépression majeure, post-partum; autant de maladies se vivant la plupart du temps en solitaire, par peur du jugement.

On a peur d’en parler. On garde tout cela en dedans de nous. On vit avec un motton pogné en dedans. Pourtant, cela nous aiderait tellement de nous extérioriser. On a peur de consulter, peur d’avoir une étiquette de maladie mentale sur le dos. On a peur d’être « Fou ». Peur d’être mis en arrêt de travail, car tout le monde saurait alors que nous n’allons pas bien. Et lorsqu’on finit par en parler à un proche, on voit son regard changer. On a alors encore peur qu’il ne nous voit plus de la même façon, ne nous apprécie plus.

Et ça fait mal.

Puis, il y a les autres. Ceux qui comprennent. Ceux qui écoutent, sans jamais juger. Ceux qui tentent d’apporter leur aide, leurs conseils. Qui sont là pour nous flatter le dos dans les jours plus sombres. Sans rien attendre en retour. Ceux qui apportent un baume sur le cœur. Et ce sont ceux-ci qui doivent être pris en exemple.

La maladie mentale revêt toutes sortes de visages, toutes sortes d’origines ethniques, peu importe le sexe. Elle est présente chez tout un chacun, à différents degrés, à différents moments de la vie, dans chaque famille. Un sourire peut cacher un profond mal-être. On le sait, les apparences sont souvent trompeuses. Essayons de nous conscientiser et voir plus loin que celles-ci. Une prise de conscience sociale doit être faite et les tabous entourant la maladie mentale doivent absolument disparaître, et ainsi laisser place aux gens qui sont sous leur emprise et leur permettre d’aller mieux. Les aider à briller de nouveau, en faisant abstraction de la douleur présente en eux. Et surtout, les accepter tels qu’ils sont.

Maladie mentale trouble santé dépressionSource: Unsplash

Et puis, moi je vous dis :

Il ne faut pas avoir peur.

Plus nous nous assumerons, plus nous serons compris et soutenus.

Cela peut être difficile de s’extérioriser, mais il n’y a aucune raison de se cacher.

Et personne n’a le droit de juger. Parce que nous, on se soigne, parce qu’on est fort. Une sorte de force dont ceux qui se permettent de juger ne sont pas dotés.

On se bat chaque jour contre un ennemi invisible. Quiconque n’ayant jamais eu à se battre ne peut juger autrui pour son combat.

Maladie mentale trouble santé dépression

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Janie Garneau

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