Sport & Santé Style de vie

On n’est jamais à l’abri de la démotivation. Le secret pour la combattre se trouve dans la course… et l’amitié.

Pour plusieurs raisons personnelles, je ne me suis pas vraiment entrainé cet hiver. Par « pas entrainé », je veux dire que mon gym m’a téléphoné pour savoir si j’étais encore en vie. Ça, c’est sans compter toutes les séances de jogging extérieur que j’ai sautées, car je trouvais qu’il faisait beaucoup trop froid, qu’il y avait trop de neige, qu’il y avait trop de glace ou que la pression atmosphérique n’était juste pas la bonne… Bref, toutes les raisons du monde étaient excellentes pour ne pas faire l’effort de mettre le nez à dehors et d’aller courir.

Course hivernale

Une des rares fois que j’ai couru pendant la saison hivernale…  Source: instagram.com/laurencegrr

Cependant… j’avais quand même un demi-marathon qui arrivait à grands pas (il a lieu le 26 avril prochain). Pour la première fois depuis que je cours officiellement des 21 km, j’avais zéro motivation à participer à cet événement que je fais chaque année depuis 4 ans. Pourtant, c’est pour une bonne cause. Le Défi caritatif de la Banque Scotia permet d’amasser des fonds pour diverses fondations. Ma cause est celle de la Fondation En Vue de l’INLB. L’entreprise pour laquelle je travaille, Grimard Optique, est attachée, tout comme moi, à cette fondation qui soutient le seul centre de réadaptation dédié exclusivement à la déficience visuelle au Québec. C’est donc une journée et, surtout, un événement important. Le problème, c’est que la simple idée de courir pendant presque deux heures (si tout se passe bien) me faisait peur. J’allais me désister du 21 km pour ne faire que l’épreuve du 5 km quand mon amie Joanie m’a proposé de m’accompagner dans ma longue course. Elle avait déjà fait l’épreuve l’an passé, elle savait donc à quoi s’attendre.

L'an dernier lorsque nous nous sommes retrouvées à la ligne d'arrivée. Source: instagram.com/grimardoptique

L’an dernier, lorsque nous nous sommes retrouvées à la ligne d’arrivée. Source: instagram.com/grimardoptique

Source: facebook.com/fondationenvue

Source: facebook.com/fondationenvue

J’ai accepté son offre assez généreuse de sa part. On a commencé à s’entrainer ensemble. Honnêtement, ça m’a fait le plus grand bien. Premièrement, je n’avais jamais couru en compagnie d’une autre fille. Habituellement, je cours en solo. C’est vraiment drôle parce qu’entre deux expirations, on peut faire des blagues ou des petits commentaires pour faire rire l’autre. Deuxièmement, c’est le fun de pouvoir avoir une partenaire de course parce que ça t’impose un rythme beaucoup plus soutenu. Quand tu es seule, tu as l’option de t’arrêter quand tu veux ou de diminuer la cadence. Ça devient plus facile d’abandonner ou de décrocher plus tôt de son entrainement. À deux, tu y penses deux fois, car cela signifie que l’autre aussi doit s’arrêter. Troisièmement, la course amène son lot de bonheur. Pratiqué de façon adéquate, le jogging permet de se vider l’esprit, d’avoir un système immunitaire plus fort, de posséder un meilleur cardio, de mieux dormir et, surtout, de libérer de l’endorphine. Bref, courir avec mon amie m’apporte bien plus qu’une meilleure endurance. Je devais simplement faire l’effort de remettre mes souliers de course pour le constater.

 

Source: facebook.com/grimardoptique

Source: facebook.com/grimardoptique

Est-ce que je vise un temps pour ce demi-marathon? Pas du tout, je le fais pour mon amie qui m’accompagne et pour la cause de la Fondation En Vue. Tout ce que je souhaite cette année, c’est d’être en mesure de le terminer (vu mon manque d’entraînement) et, surtout, du plaisir avec Joanie. J’ai tout de même atteint mon objectif de collecte pour ma cause! Mais, sachez que vous pouvez encore donner ici ! ;-)

Défi

 

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Laurence Grondin

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