Faits Vécus

Récemment, j’ai renoué avec le jeu. Longtemps, le théâtre a fait partie de ma vie : j’ai dû faire ma première pièce vers 10 ans; j’ai joué tout mon secondaire et durant mes années de cégep.

Puis j’ai arrêté de jouer, j’avais moins de plaisir…

J’ai recommencé à jouer quand j’étais dans l’Ouest. Jouer ça a toujours été ma bouée de sauvetage. J’ai connu un moment difficile là-bas, alors mon retour au jeu s’est fait naturellement. De retour au Québec, j’ai continué à jouer. Pour la première fois, on m’a offert un rôle assez différent : jouer un homme, Kristoff, dans la Reine des neiges. Au début j’étais hésitante. Je voulais jouer, mais est-ce que je pouvais jouer ça? Est-ce que je voulais jouer ça? Je me suis lancée et cela a été une bonne décision.

Crédit : Luc Marin

Non seulement, j’ai créé de super belles amitiés, mais ça m’a aussi permis de laisser de côté ma peur du ridicule.

Il faut savoir que j’ai presque toujours eu des rôles où je paraissais bien et dans lesquels j’étais à « mon meilleur »… des rôles qui ne me plaçaient pas dans une position où j’avais l’air ridicule, ou j’acceptais de faire rire de moi.

Plus j’apprenais à connaître ce Kristoff, plus cette peur me quittait. Plus j’avais envie d’y aller pour vrai… j’avais envie de l’assumer. J’ai décidé que j’allais assumer ce costume masculin. J’ai décidé de le jouer pleinement et d’être un brin ridicule. Dans le spectacle, je jouais du ukulélé et je chantais. Je n’ai aucun sens du rythme et probablement la pire voix de l’univers. Alors tant qu’à être mauvaise, aussi bien y aller à fond dans la fausse note!

Crédit : Jessica Hébert

Ce lâcher-prise m’a tellement fait du bien. C’était libérateur.  J’ai l’impression que cette autodérision, que le fait d’accepter de ne pas être « cute » c’est sain.

J’ai décidé de continuer dans cette lignée. J’ai accepté un deuxième rôle qui me sortait de ma zone de confort. Un rôle au physique différent et à la personnalité à des années-lumière de la mienne. Un beau défi de jeu.

Cet état d’esprit, j’essaie de l’appliquer à d’autres sphères de ma vie. Je m’accepte davantage comme je suis dans mes travers et mes qualités. Je suis intense, expressive et extravertie. J’ai longtemps essayé de diminuer ça pour ne pas déranger… mais ça fait partie de qui je suis. Heureusement, j’ai un travail et des collègues qui l’acceptent, donc de plus en plus, je laisse transparaître ce côté.

C’est moins exténuant d’être fidèle à moi-même que d’essayer de plaire à tout prix. De toute manière, il y aura toujours quelqu’un que ça va déranger.

Je sors aussi plus au naturel, moins maquillée, même si un rouge à lèvres rouge tape à l’oeil me séduit toujours, la différence c’est que je le porte pour moi. Je ne sais pas si c’est l’âge ou le fait que je lâche prise et que j’ai de moins en moins peur du ridicule, mais je m’assume de plus en plus et ça me plaît.

Crédit : Luc Marin

Je vous souhaite de ne plus avoir peur du ridicule, de trouver quelque chose qui vous aide à moins vous soucier de ce que les autres pensent, mais plus de vous-même. Ayez du fun et souriez aux gens qui vous trouvent ridicule. Assumez-vous!

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Mon beachbody n’est pas prêt, mais mon corps je l’aime ben gros