Faits Vécus Sport & Santé

L’été approche à grands pas, les premières courses arrivent et les défis que nous nous étions lancés ainsi que les buts que nous nous étions fixés se concrétiseront bientôt.
Pour tous ceux dont la saison ne fait que commencer, c’est le moment de tester nos capacités, de voir tous nos efforts sur le tapis roulant se transposer sur le terrain.

Que ce soit une course à pied sur route, en trail, une course de vélo, de canot, un triathlon, bref peu importe la compétition, je pense que chaque personne a ce petit stress juste avant sa course. Je vais essayer de vous laisser entrer le temps de quelques lignes dans ma tête : préparation, visualisation, lâcher prise et s’amuser…

Avant une course, il y a toujours un petit stress : cette boule dans l’estomac, ce petit gargouillis dans les jambes, ce sentiment de frénésie! Bref, on se questionne. Est-ce que je suis assez hydratée? Est-ce que j’ai assez mangé? Est-ce que j’ai envie? Tout le monde se pose ces questions et c’est normal.

Le son du départ se fait entendre. TOUT le monde décolle trop vite. Après quelques pas, on se stabilise et on reprend notre cadence. Si tu ne trouves pas ton rythme assez rapidement et que tu te laisses emporter, eh bien, c’est peut-être un mur qui te frappera quelques kilomètres plus loin. Une erreur de débutant, ça arrive à tout le monde, même aux meilleurs et c’est ce qui m’est arrivé ce week-end! Première fois que je partais trop vite, première fois que je cassais et premières fois que je perdais la cadence en décélérant kilomètre après kilomètre alors que ma force est justement cette capacité de garder le même tempo durant des heures et des heures. Je n’ai pas aimé ma course, j’ai souffert, j’ai eu mal au cœur, j’ai eu envie d’abandonner, mais ma tête me disait de continuer et c’est ce que j’ai fait. J’ai franchi la ligne d’arrivée, de peine et de misère, le cœur sur le bord des lèvres et, pour la première fois, ce n’était pas un sourire qui s’affichait sur mon visage.

Depuis la dernière année, j’ai dû ralentir la cadence d’entraînement, mais je m’étais fixée les mêmes objectifs, ce qui n’était pas sain du tout. Je ne me suis pas amusée et c’est la première chose que je recommande à tous ceux qui m’entourent! Courser pour s’amuser et non performer. Alors, je vais devoir relire quelques textes que j’ai écrits dans la dernière année afin de revenir à la base, revenir à la passion qui m’habite et refaire de la course à pied un plaisir quotidien.

Je dois dire adieu au podium, aux performances et laisser place à l’amusement. J’ai vécu ce que j’avais à vivre. J’ai gagné ce que j’avais à gagner. Chaque chose en son temps. Maintenant, c’est de regarder vers l’avant et de me dire que je l’ai vécu et c’est quelque chose d’autre qui m’attend.

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Geneviève Asselin-Demers

Un mot pour décrire Geneviève : énergique. Toujours 1001 projets en tête, elle se lance toujours des nouveaux défis qu’elle complètera à coup sûr. Sportive...

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