Faits Vécus

J’essayais très fort. J’espérais très fort. Mais rien. Rien ne me faisait du bien. Malgré le fait que je doive maintenant refaire ma vie avec quelqu’un d’autre, je pense encore à toi et je penserai toujours à toi. Je fais ma vie. Je suis mon train-train quotidien, ma routine. Je sais que tu ne me reviendras jamais, j’ai compris que je devais me faire à l’idée et suivre mon chemin seule, sans toi.

Par contre, je tiens à te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Je ne te l’ai jamais avoué et tu ne le sauras probablement jamais, mais tu m’as sauvé la vie. Tu m’as littéralement sauvée. Tu es apparu dans mes jours qui devenaient de plus en plus sombres. Je m’enfonçais petit à petit. J’avais perdu le bonheur, le goût de vivre. Je ne m’aimais plus. Je n’arrivais même plus à aimer personne autour de moi. Je pleurais tous les soirs et j’avais de la misère à respirer quand je pensais à ma vie. Je ne voyais même plus l’avenir. Je me voyais comme une fille misérable et je me détestais, réellement. Je ne pensais jamais revivre l’amour. Plus aucune passion ni rêve. J’étais anéantie par la vie.

Tu m’es apparu comme un destin. Je l’ai su dès notre première rencontre. J’ai su que tu rallumerais ma petite étincelle qui s’était éteinte. Dès le premier rire que tu es venu chercher au fond de moi. Dès les premières minutes. Je savais que c’était avec toi que je voulais faire ma vie. Tu es la première personne à qui je confiais autant mes états d’âme, mes peurs et mes émotions. Tu es la première personne à qui je pouvais tout dire. À qui je pouvais faire autant confiance. Confiance tant en amour qu’en amitié. Tu étais tout. Simplement tout pour moi. Quand tu es parti, j’ai eu envie de m’enfuir. Partir loin. Parce que pour moi, il n’y aurait plus jamais personne d’autre qui me ferait ressentir tout le bonheur, tout en entier. Tu as été présent dans mes pleurs comme dans mes rires. Par contre, même si je crois avoir perdu une merveilleuse personne, mon amour, mon ami, je te dois énormément. Parce que maintenant, je sais que le bonheur existe vraiment.

En plus de m’avoir appris beaucoup sur moi-même, tu m’as appris sur la vie. Sur le monde. Je pense encore à toi, parce que tu m’as libérée d’un fardeau qui était très lourd à porter, surtout pour une petite fille fragile comme moi. Malgré la peine que j’ai eue quand nous nous sommes quittés – que j’ai encore d’ailleurs – je sais à présent que ma vie n’est certainement pas terminée. Je sais maintenant que cette vie est magnifique quand nous trouvons des êtres qui le sont tout autant. J’ai adoré nos moments passés ensemble, avec nos amis et nos familles. J’ai adoré nos sorties et nos délires tard le soir. Je ne te remercierai jamais assez.

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Évidemment, nous n’étions finalement pas faits pour être ensemble pour toute la vie, mais la petite partielle de temps m’a été suffisante pour me faire voir la beauté des choses. Avec toi, j’étais bien. J’étais heureuse. C’est suffisant pour me faire voir que je pourrais l’être avec une autre personne, un jour. Dorénavant, j’apprécie simplement chaque petit instant de ma vie. Je garde en tête que rien n’arrive pour rien. Le meilleur est à venir. Oui, je pense encore à toi pour le miracle que tu m’as apporté, c’est-à-dire, le goût de vivre!

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Marie-Ève Doré

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