Faits Vécus

J’ai 19 ans, presque 20. Déjà. Avec le temps passé à l’école, celui passé à étudier et celui passé au travail (il faut bien la payer cette éducation-là), les semaines filent à une vitesse qui me paraît incontrôlable. Parfois, ça va tellement vite que j’ai l’impression que demain matin, je vais me réveiller avec un diplôme dans les mains (ah, si seulement.)

« Attends un peu d’avoir mon âge pis tu vas voir que ça passe pas si vite que ça quand on est jeune ».

Justement. C’est exactement la raison pour laquelle j’ai le goût de prendre le temps de vivre pleinement pendant que je peux me le permettre, même si des fois je sens que je l’vois pas passer ce temps-là. Tu comprends? Parce que je sais que plus on vieillit, pire c’est. Et s’il y a bien une chose que je ne me pardonnerais jamais, c’est d’arriver à l’aube de mes 40 ans et me dire: « j’aurais dont dû en profiter pendant que c’était encore le temps ».

Et je ne veux surtout pas que ça t’arrive aussi.

temps sablierSource : Pixabay

C’est important de prendre du temps pour tes amies, tes parents, ton frère, ta sœur. Les gens qui comptent pour toi. Pis ça même si t’es exténuée par ta semaine d’examens ou par ta « grosse semaine à la job ». C’est précieux, ces relations-là et la meilleure chose que tu puisses faire, c’est de saisir chaque occasion de passer du temps avec eux. C’est correct de te coucher aux petites heures du matin une fois de temps en temps si tu apprécies ta soirée. Pis ça même si tu dois te réveiller pour travailler le lendemain matin. Il y a des soirées qui ne reviennent jamais et tu sais, la fatigue, ça se règle rapidement avec une power nap en revenant à la maison. Et si tu veux partir en voyage, qu’est-ce qui t’en empêche? C’est probablement le meilleur moment pour le faire: sans trop vouloir m’avancer, tes dettes et tes responsabilités sont sûrement moins grandes que celles d’une mère de trois enfants sur le marché du travail 😉

J’te dis pas de partir sur la dérape. Parce que j’suis consciente qu’il y a des fois où on est bien à rien faire. C’est juste que j’ai l’impression qu’à notre âge, on ne réalise pas la chance que l’on a d’avoir tout ce temps et surtout toute cette énergie à notre disposition. Qu’on s’en fait avec des choses qui sont tellement banales. Des choses qui nous empêchent de profiter de tout ce que la vie a à nous offrir à nous, « les jeunes ». Et le pire, c’est que souvent, c’est nous-mêmes qui nous créons ces barrières-là.

Je souhaite réellement que le jour viendra où tu prendras conscience de ce qui s’offre à toi et ce qu’il est possible de vivre si, pour un instant ou deux, tu décides de mettre de côté toutes les excuses du monde entier. Ces excuses qui semblent sensées sur le moment, mais qui deviennent rapidement insignifiantes lorsque tu t’imagines 20 ans plus tard, à regretter toutes les fois où tu as gavé tes proches de raisons pour ne pas sortir de chez toi ou pour ne pas essayer des choses nouvelles.

J’espère arriver à l’âge-où-tout-va-trop-vite et pouvoir me dire : « Je suis contente d’avoir vécu tout ça pendant que c’était encore le temps ».

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