Style de vie

Nous avons tous des façons différentes de concevoir les relations avec nos ex. Pour plusieurs, c’est final bâton: plus question de les avoir dans leur vie. Pour d’autres, il est difficile de faire le détachement et pendant quelques semaines, mois, années, la relation charnelle reste présente (bref : ils baisent encore!). De mon côté, j’ai toujours été celle qui croit en l’amitié après l’amour. Pas le genre d’amitié qui rend notre nouveau chum/blonde jaloux parce qu’on est beaucoup trop avec notre ex, mais celle qui fait qu’on prend de nos nouvelles de temps en temps et qu’on va occasionnellement boire un verre pour avoir une mise à jour de nos vies.

J’ai eu la chance d’avoir des super relations. J’aurais pu me tromper, mais au contraire, mes ruptures m’ont prouvé que j’ai été avec de vrais bons gars. Sans bitcheries, sans flaflas, sans guerres de ‘’à qui ça appartient’’, toujours dans le respect… Nous nous sommes aimés, on se quitte: merci, bonsoir.  La chanceuse, vous me direz. Sur ce point, oui, je l’avoue. Mais c’est peut-être ces fins trop parfaites qui me laissent un goût amer: celui qui me vient quand je réalise que je suis rendue une nobody pour mes ex. Je ne peux pas concevoir qu’un jour, une personne est notre préférée, celle avec qui on choisit de partager sa vie, à qui l’on s’ouvre sans retenue et qu’à peine quelque temps plus tard, elle n’est plus rien. C’est pour ça que quand je pense à mon ancien copain avec qui j’ai habité pendant presque six ans, ça me fâche. Il me fâche à vrai dire. Il n’a pas ce besoin-là lui, de prendre de mes nouvelles ou de me demander comment ça va, de me parler de ses nouveaux projets et de ses appréhensions. Maintenant, il se confie à sa nouvelle blonde. Détrompez-vous, je ne suis pas encore en amour avec lui, loin de là: je file un bonheur plus que parfait avec mon présent amoureux. Mais ça fait mal de ne plus être importante pour quelqu’un qui a tant compté.

Ce feeling ne me rentre tellement pas dans la tête que j’ai même de la difficulté à oublier mon premier chum. D’ailleurs, mes amies se sont pendant longtemps payées ma tête parce qu’en janvier, c’était inévitable : un moment de nostalgie me poussait à lui réécrire pour lui proposer de prendre un verre. Juste pour jaser. Après des années de silence et au plus grand bonheur de mes copines, j’ai saisi le message et je ne me manifeste plus auprès de lui.

love hate

Source: Techmach

Mais je ne comprends toujours pas. Dans mon monde idéal, je m’imagine me marier avec mes ex présents à mon grand jour, heureux de mon épanouissement comme je suis heureuse du leur. Est-ce trop demandé?

Ma réponse, je l’ai eue lors d’une discussion avec mon beau-père. Parce que lui, il a compris. Un jour où il me voyait particulièrement désespérée de mes ressentiments et de mon incompréhension (traduction: je pleurais dans les bras de maman), il m’a dit ceci : « La vie, je la vois comme un grand livre, un livre avec des chapitres.  Un chapitre se ferme et un autre s’ouvre à toi. Les chapitres passés ne sont pas pour autant moins beaux : au contraire, ils déterminent ton histoire, ne les voient donc pas comme des échecs. Et surtout, laisse maintenant la place aux nouveaux chapitres, à celui que tu vis présentement et aux autres que tu traverseras. »

Je ne sais pas pour vous, mais cette leçon m’a profondément marquée et m’a surtout permis de laisser aller les choses sur lesquelles je n’ai pas de contrôle.

À mes ex, P. et V. je vous remercie d’avoir fait partie du livre de ma vie et me sens privilégiée d’avoir contribué aux vôtres.

(Fin hyper quétaine, mais assumée et surtout sincère.)

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Frederique Lachapelle

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